La Boxe guinéenne emprunte un chemin de la bonne marche après de nombreux moments marqués par des crises à répétition. Pour la relance de ce sport à travers le pays, un mini tournoi dénommé « Gala de Boxe » aura lieu à Conakry. L’occasion pour les jeunes athlètes afin de jouir, à nouveau, de leur passion par le biais de cette initiative, prévue demain 25 avril à la Blue Zone de Kaloum à 16h.
Les Boxeurs guinéens reprennent l’escalade du ring ce vendredi à Conakry. Le manque de compétition persistait avec acuité ces derniers mois en Guinée. Les membres du bureau exécutif provisoire de la Fédération guinéenne de Boxe s’active à pallier à ce déficit pour offrir une bien meilleure opportunité aux jeunes boxeurs du pays. C’est notamment la raison de lorganisation de ce gala de Boxe. Une mission a mené à bien, espère le responsable de communication de la Feguiboxe.
« Depuis notre arrivée et la mise en place de ce bureau provisoire, c’est la première fois que nous organisons un événement. Demain, nous vous invitons à y participer. Tous les clubs de Conakry vont se réunir, cohabiter et célébrer ensemble. À la fin de l’événement, nous prévoyons de décerner quelques satisfécits ainsi que des trophées aux vainqueurs. Nous comptons donc vivement sur votre présence demain. L’esprit de la fédération, c’est : savoir se débrouiller, franchir des étapes, et pouvoir compter sur ceux qui acceptent de nous accompagner », a souligné Moussa Soumah.
La Boxe va se remettre sur pied à travers cette compétition. L’heure du bicéphalisme semble conjuguer au passé. Car les membres du Comité provisoire de la Feguiboxe sont résolument opposés à la division des acteurs de cette discipline. Et ce gala de Boxe est ouvert à tous les clubs du pays. « Il n’y aura pas que des boxeurs guinéens. Nous avons invité ceux de la Sierra Leone. On a essayé un peu d’élargir », rajoute Moussa Soumah.
Les jeunes boxeurs éprouvent une réelle passion pour cette discipline sportive. Et son développement a été longtemps anéanti par des crises de leadership à répétition. Le bureau exécutif provisoire de la Fédération entend siffler la fin de cette période et passer à la vulgarisation de ce sport dans des établissements scolaires du pays. « Pourquoi ne pas introduire la boxe au niveau des écoles et établissements ? Les enfants ont un véritable amour pour cette discipline, mais s’ils n’ont pas la chance de la pratiquer, ils risquent de ne pas s’y intéresser », glisse le 1er Vice-président.
Mohamed Lamine Sanoh annonce que des projets sont en préparation à cet effet pour mieux redynamiser ce sport dans les milieux scolaires. « Dans les jours à venir, nous allons essayer de mettre en place un programme de boxe. C’est important. Nous avons des professeurs d’éducation physique qui travaillent dans les établissements, et il s’agit de les préparer mentalement à donner des cours ou des formations. Pour nous, la boxe est une opportunité, un moyen de montrer notre soutien au président. Nous sommes avec lui, et nous allons faire de notre mieux pour aller de l’avant. Je rends maintenant la parole pour ne pas la monopoliser », ajoute-t-il.
Aux côtés des clubs, la Fédération guinéenne de Boxe a fait de la Sierra Leone son invité d’honneur pour cet événement. Ce pays voisin va s’ajouter à environ 14 clubs de Boxe du pays. Et bien de récompenses sont, par endroit, définies pour des meilleurs athlètes qui se démarqueront durant le Gala.
« Plusieurs clubs participeront à cette compétition. Il faut compter environ 13 ou 14 clubs, sans oublier le boxeur de l’équipe nationale d’un pays frère, la Sierra Leone. Il ne représente pas un club mais son équipe nationale, car il s’agit de combats de niveau national. En plus des 13 ou 14 clubs, certains athlètes sont également retenus par leur sélection nationale. Des récompenses sont prévues : une médaille d’or et une médaille d’argent seront décernées, ainsi qu’une enveloppe symbolique remise à chaque participant de ce gala », assure Amadou Tanta Diallo, coach guinéen de Boxe.
Med Sesay



