Le projet « Promotion de l’autonomisation économique des femmes en Centrafrique » (ProPAC), financé par l’Union européenne (UE), vise, selon ses initiateurs, à lever les barrières limitant l’accès des femmes aux moyens de production, aux services financiers et aux compétences techniques. D’une durée de 36 mois (2026–2028), ce projet, officiellement lancé récemment, est mis en œuvre par un consortium comprenant l’ONG humanitaire italienne INTERSOS (International Network for Support of Survivors) et l’ONG allemande Aide contre la faim dans le monde (Welthungerhilfe, WHH).
Il sera déployé dans la capitale, Bangui (sud-ouest), et ses environs, ainsi que dans les préfectures de la Kémo (centre-est), de la Ouaka (centre-sud) et de la Nana-Gribizi (centre-nord), indique la WHH. ProPAC a pour objectif d’améliorer durablement l’employabilité et les capacités entrepreneuriales des femmes dans les secteurs agricoles et non-agricoles dans les zones d’intervention, ainsi que de faciliter leur accès aux capitaux matériels (moyens de production), financiers, fonciers et technologiques, précise-t-on.
En Centrafrique, les femmes se heurtent encore à de fortes contraintes structurelles, notamment en matière d’accès à la terre, au financement et aux marchés. L’autonomisation des femmes est perçue par les bailleurs internationaux non seulement comme un impératif de justice sociale, mais aussi comme un levier de stabilité dans un pays encore engagé dans sa reconstruction post-conflit. Les revenus qu’elles contrôlent sont en grande partie réinvestis dans la santé et l’éducation, contribuant ainsi à consolider durablement les foyers et l’économie rurale.
dpa
