Le ministère éthiopien de l’Agriculture a lancé deux stratégies nationales visant à promouvoir l’agroécologie et l’agroforesterie dans le but de renforcer la productivité agricole tout en préservant les ressources naturelles. Ces deux initiatives, la Stratégie d’agroécologie pour la transformation du système alimentaire (2026-2040) et la Stratégie de développement de l’agroforesterie (2026-2035), constituent des approches complémentaires pour transformer les systèmes agricoles et alimentaires éthiopiens, a indiqué l’agence éthiopienne d’information.
Le programme entend répondre à des défis en matière de changement climatique, d’infestations de ravageurs, de dégradation des sols, de perte de biodiversité et d’insécurité alimentaire. L’agriculture, principale source de subsistance en Éthiopie, représente environ un tiers du PIB et emploie plus de 80 pour cent de la population.
L’agroécologie et l’agroforesterie pour des systèmes alimentaires plus résilients
La stratégie d’agroécologie fournit un cadre global pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et résilients, tandis que la stratégie d’agroforesterie propose des solutions concrètes fondées sur l’arbre, visant à renforcer les processus écologiques au sein des exploitations et des paysages en Éthiopie. L’agroforesterie l’intégration d’arbres aux cultures et à l’élevage offre une solution adaptable et rentable pour restaurer les paysages, accroître la productivité, diversifier les revenus et renforcer la résilience. Elle définit un cadre coordonné pour généraliser l’agroforesterie à diverses zones agroécologiques.
L’agroécologie gagne en importance en raison des liens entre alimentation, moyens de subsistance, santé et gestion des ressources. En Éthiopie, le projet « Measuring Agroecology Performance » du Centre de recherche forestière internationale et de l’agroforesterie mondiale a mis en évidence des progrès chez les exploitants ayant adopté ces approches. L’évaluation, conduite dans trois districts éthiopiens montre que ces exploitants ont atteint des niveaux de transition agroécologique plus avancés grâce à l’adoption de pratique telles que la gestion intégrée de la fertilité des sols, la rotation des cultures ou encore l’agroforesterie, selon les critères de la FAO.
dpa
