En 2025, près de 14 800 Nigérians bloqués le long des routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Centre sont rentrés volontairement dans leur pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui a facilité leur retour grâce au financement de l’Union européenne (UE) et des Pays-Bas.
Cela porte à plus de 60 000 le nombre de Nigérians, bloqués le long de ces routes, rentrés dans leur pays depuis 2017 grâce au soutien de l’OIM, a-t-on ajouté. Plus de 38 000 d’entre eux ont bénéficié d’un accompagnement à la réintégration : formations professionnelles, soutien à la création d’activités, accès à l’éducation et suivi psychosocial, a-t-on précisé.
Des survivants de la traite et des abus entament un processus de reconstruction
Une part significative des migrants de retour au Nigeria a survécu à la traite d’êtres humains ou à des abus graves subis en transit, a-t-on fait remarquer, ajoutant que, pour beaucoup, ce retour marque non seulement la fin d’un parcours d’exploitation et de violence, mais aussi le début d’un processus de reconstruction. De nombreux Nigérians empruntent des routes migratoires périlleuses pour fuir la pauvreté, le chômage et les violences, notamment dans le nord-est du pays, et tenter d’atteindre l’Europe.
L’UE finance à hauteur de près de 334 millions d’euros le Programme de protection, de retour et de réintégration des migrants en Afrique subsaharienne (MPRR-SSA), lancé en 2022. Déployé dans 16 pays, ce programme accompagne les migrants de retour dans leur réintégration grâce à l’accès à la formation, à l’emploi, aux services sociaux, à l’éducation et au suivi psychosocial.
dpa
