Sur le plan sociétal, le Président Ibrahim Traoré mise sur un retour aux fondements culturels et sociaux du pays.
La chefferie coutumière est appelée à jouer un rôle central dans la cohésion nationale. Longtemps marginalisée ou instrumentalisée, elle est désormais repositionnée comme un acteur clé de la régulation sociale et de la justice de proximité.
Hier à la télévision nationale, le président a insisté sur la nécessité de la détacher des influences politiques pour la recentrer sur ses fonctions traditionnelles : médiation, transmission des valeurs, gestion des conflits. Une approche qui vise à réactiver des mécanismes endogènes de stabilité sociale.
Parallèlement, une réforme du cadre religieux est en gestation. Elle vise à structurer les pratiques et à renforcer le rôle des organisations faîtières. Dans un contexte marqué par la prolifération de prédicateurs indépendants, le pouvoir entend instaurer des mécanismes de régulation.
Cette réforme, encore en discussion, suscite déjà des interrogations. Mais pour le chef de l’État, elle répond à une nécessité : préserver l’ordre social tout en protégeant les communautés religieuses.
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