La rumeur a enflammé les réseaux, mais la réponse n’a pas tardé. Dans un communiqué publié dimanche, la Fédération Guinéenne de Football a tenu à clarifier sa position : aucune démarche n’a été engagée pour contester le résultat de la Coupe d’Afrique des Nations 1976, ni auprès du Tribunal Arbitral du Sport, ni auprès de la Confédération Africaine de Football.
Ces derniers jours, dans le sillage du dossier brûlant Sénégal–Maroc, certains évoquaient une offensive guinéenne pour rouvrir un vieux chapitre du football africain : la rencontre entre le Syli National et le Maroc en 1976. Une hypothèse désormais balayée par l’instance dirigeante du football guinéen, qui parle d’« informations inexactes ».
Pas de recours, pas de procédure, pas de contestation. Le message est clair : la Guinée ne compte pas entrer dans la bataille juridique ou médiatique qui entoure aujourd’hui certaines décisions liées au football africain.
Dans un climat tendu, alimenté par les débats autour du Sénégal et du Maroc, la sortie de la FGF vise avant tout à calmer le jeu. Et à éviter que son nom ne soit mêlé à une polémique qui la dépasse.
Pour couper court aux interprétations, la fédération rappelle les faits. Le 14 mars 1976, à Addis-Abeba, la Guinée et le Maroc se neutralisent (1-1). Mais surtout, la compétition ne se joue pas sur une finale classique.
À l’époque, la CAN se décide via une poule finale. Le Maroc termine en tête de ce mini-championnat et décroche le titre continental. La Guinée, elle, finit deuxième.
Un format bien différent de celui d’aujourd’hui, et qui rend toute relecture des résultats délicate, voire hors sujet.
Dans son communiqué, la Fédération Guinéenne de Football appelle à la responsabilité. Elle invite médias et acteurs du football à s’en tenir à des faits vérifiés et à ne pas alimenter la confusion.
Car derrière cette mise au point, un enjeu plus large se dessine : celui de la crédibilité du football africain, à l’heure où chaque décision, chaque archive, peut devenir un sujet de controverse.
En se positionnant clairement, la Guinée choisit de rester en dehors du tumulte Sénégal–Maroc. Pas question de rouvrir les dossiers du passé, ni d’alimenter une spirale de contestations.
Le message est limpide : sur ce terrain-là, le match est terminé depuis longtemps.
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