Alors que des tensions sporadiques sont signalées dans certaines zones frontalières, l’armée guinéenne a affiché une posture de fermeté quant à la défense de l’intégrité territoriale du pays. Le chef d’état-major général des armées, le général Ibrahima Sory Bangoura, a assuré que les forces armées resteront pleinement mobilisées pour préserver les frontières nationales.
« L’armée ne va jamais faillir à sa mission de défense de l’intégrité du territoire », a déclaré le haut responsable militaire, dans une prise de parole visant à rassurer la population dans un contexte de crispations localisées aux frontières avec la Sierra Leone et le Libéria.
Ces dernières semaines, des incidents signalés dans certaines zones frontalières ont ravivé les inquiétudes parmi les populations riveraines, dans une région où les limites territoriales héritées de la période coloniale restent parfois sujettes à contestation ou à interprétation divergente. Sans évoquer de confrontation directe, l’état-major guinéen reconnaît la nécessité d’une vigilance accrue.
Le général Bangoura a à cet effet tenu à rappeler la ligne de conduite de l’armée : maintenir un climat de courtoisie diplomatique tout en restant ferme sur les questions de souveraineté. « On fait la courtoisie, mais cela n’empêche pas que nous fassions notre mission de défense », a-t-il affirmé.
Le chef d’état-major a par ailleurs appelé les populations à éviter toute réaction spontanée susceptible d’aggraver la situation. Dans plusieurs localités frontalières, les autorités redoutent en effet que les tensions locales ne dégénèrent si les civils s’impliquent directement dans ces différends.
« Je voudrais rassurer la population guinéenne d’être calme, de ne pas aller à l’affront, de laisser l’armée faire son travail et d’avoir confiance en son armée », a-t-il déclaré.
Au-delà de l’appel au calme, le message de l’armée se veut clair : aucune concession territoriale n’est envisagée. « Aujourd’hui, il faut que la population soit sûre qu’aucune portion de terrain ne sera cédée à qui que ce soit », a insisté le chef d’état-major.
Cette déclaration intervient dans un climat régional où les questions de sécurité frontalière demeurent sensibles, notamment dans l’espace de l’Union du fleuve Mano, qui regroupe la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Si les relations diplomatiques entre ces pays restent globalement stables, les incidents localisés rappellent la fragilité de certains équilibres territoriaux.
Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est désormais de contenir toute escalade tout en réaffirmant la souveraineté du pays sur ses frontières. Une posture qui mêle prudence diplomatique et détermination militaire.
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