A la Commission de la condition de la femme (CSW70) des Nations Unies, la délégation guinéenne a attiré l’attention sur une réalité trop souvent négligée : l’accès à la justice et la protection des droits des femmes restent des enjeux cruciaux, même dans les pays en pleine refondation institutionnelle.
À la tribune, Pauline Adeline Patricia Lamah, Ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, a présenté la vision de son pays. Pour la Guinée, a-t-elle affirmé, « promouvoir les droits des femmes n’est pas une option : c’est une priorité nationale ». À ses côtés, Dr Diaka Sidibé, Ministre de l’Enseignement supérieur, rappelait que l’émancipation des femmes doit s’inscrire dans une approche globale, mêlant éducation, gouvernance et protection sociale.
Une transformation institutionnelle en marche
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte de réformes profondes. L’adoption de la Constitution du 26 septembre 2025 a marqué une étape symbolique et pratique : elle consacre l’égalité entre hommes et femmes et impose un quota minimum de 30 % de représentation féminine dans les instances décisionnelles. Pour la Guinée, il ne s’agit pas seulement de remplir des cases : c’est un signal clair que la participation des femmes doit être réelle, visible et influente.
Les réformes s’accompagnent de programmes concrets : la Politique nationale Genre, la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, le Programme d’accélération de l’abandon des mutilations génitales féminines, et le Fonds d’Appui aux Activités Économiques des Femmes et des Filles. Ces dispositifs visent à transformer les droits garantis sur le papier en opportunités tangibles sur le terrain.
Des dispositifs concrets pour un impact réel
Le gouvernement guinéen a également mis en place des mécanismes de suivi et de protection : guichets uniques pour les survivantes de violences, structures de protection des personnes vulnérables… Autant d’outils destinés à rapprocher la justice et la protection de celles qui en ont le plus besoin.
À la CSW70, la Guinée ne se contente pas d’exposer ses réformes : elle cherche à partager son expérience, à s’inscrire dans un réseau global de coopération et à renforcer ses partenariats pour amplifier l’impact de ses initiatives.
Une ambition portée par la diplomatie
L’intervention guinéenne a ainsi envoyé un message fort : l’égalité femmes-hommes est désormais un axe central de la diplomatie et du développement du pays. Derrière les discours et les statistiques, c’est l’idée que chaque femme et chaque fille doit pouvoir vivre et décider librement qui guide les réformes.
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