L’Union européenne (UE) organisera, du 30 mars au 1er avril 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, un forum d’affaires de haut niveau destiné à mobiliser des investissements dans les secteurs des transports, de la logistique et de la facilitation des échanges le long des corridors stratégiques Abidjan–Lagos et Abidjan–Ouagadougou en Afrique de l’Ouest. Conçu pour renforcer l’intégration régionale et stimuler la croissance économique, ce forum d’affaires régional UE–Afrique de l’Ouest réunira quelque 500 participants issus des institutions publiques, des entreprises privées, des acteurs financiers et des partenaires du développement, a indiqué l’UE.
Les discussions porteront sur plusieurs sous-secteurs stratégiques, notamment le transport maritime, le transport ferroviaire et routier, la logistique industrielle, la mobilité urbaine et la facilitation des échanges, a-t-on ajouté. Il s’agira de promouvoir le dialogue politique et économique régional sur le transport et la gestion des corridors entre les six pays concernés par les axes Abidjan–Lagos et Abidjan–Ouagadougou, ainsi que de présenter, pour chacun d’eux, un portefeuille de projets d’investissement prioritaires au secteur privé international et aux institutions financières.
« Global Gateway »
Le corridor Abidjan–Lagos relie la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria, et se caractérise par une forte densité économique et commerciale, tandis que celui d’Abidjan–Ouagadougou relie la Côte d’Ivoire au Burkina Faso et structure les échanges entre pays côtiers et pays enclavés de la région.
Le forum est aligné sur « Global Gateway » ( « Portail mondial » ), une stratégie de l’Union européenne couvrant la période 2021-2027 et dotée d’un budget total de 300 milliards d’euros, dont la moitié (150 milliards d’euros) est réservée à l’Afrique. Axée sur des investissements dans cinq domaines le numérique, le climat et l’énergie, les transports, la santé, ainsi que l’éducation et la recherche, Global Gateway est perçue par des analystes comme une initiative visant à offrir une alternative aux « Nouvelles routes de la soie » chinoises.
dpa
