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RDC : plus de 200.000 personnes déplacées vivent dans de mauvaises conditions à Masisi (OCHA)

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A Masisi, en République démocratique du Congo (RDC), au moins 200.000 personnes déplacées vivent dans de mauvaises conditions, en insécurité, et soumises à des exactions de tout genre, selon le dernier rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) intitulé « Masisi sous haute tension ».

« Depuis plusieurs années, le Territoire de Masisi (Province du Nord-Kivu) est affecté par la forte présence de plusieurs groupes armés, ayant tous des liens communautaires », indique l’OCHA dans son rapport, ajoutant que « les affrontements entre ces différents groupes, les opérations militaires et les conflits fonciers entre agriculteurs et éleveurs entraînent des déplacements récurrents de population ».

Le rapport signale que près de 1.600 civils ont été victimes des violences au cours des six premiers mois de l’année, dont 577 civils qui auraient perdu la vie.

Aussi, environ 20% des 220.000 personnes déplacées enregistrées au 25 mai dernier vivent dans des sites de déplacés, et les autres 80 %  dans des sites spontanés ou chez des familles d’accueil. 

« Ce climat d’insécurité se traduit en une série interminable d’incidents, abus et autres tracasseries sur les civils », a déploré la Coordination humanitaire.

« Les taxes et barrières illégales, les arrestations arbitraires, enlèvements, viols, meurtres font partie du vécu quotidien des communautés », souligne le rapport.

Sur le plan sanitaire, ce territoire est aussi confronté au problème du choléra. Près de 82 cas ont été signalés depuis le début de l’année, alors que le plus grand nombre de cas est normalement enregistré durant la saison sèche, entre les mois de juin et août, en raison de la pénurie d’eau.

Selon l’OCHA, cette situation engendre de plus en plus une vulnérabilité socio-économique et de nouveaux conflits armés.

L’administrateur du territoire de Masisi sollicite l’implication du gouvernement pour la résolution de ces problèmes. 

L’OCHA recommande notamment de renforcer la protection des civils à travers des mesures efficaces pour permettre aux humanitaires d’accéder à cette zone, et de créer des bases logistiques dans la zone pour faciliter la mise en place d’une réponse rapide ainsi qu’un suivi de proximité de la situation.

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