Le ministre kényan de l’Agriculture, Mutahi Kagwe, a appelé les exportateurs à privilégier les produits agricoles à valeur ajoutée plutôt que les matières premières brutes, à l’approche de l’entrée en vigueur d’un accès en franchise au marché chinois. Le ministre a fait cette déclaration à l’issue d’une rencontre avec l’ambassadrice de Chine, Guo Haiyan, soulignant qu’elle marque la mise en œuvre des accords commerciaux conclus lors de la visite d’État du président William Ruto à Pékin.
Il a également appelé à des partenariats entre entreprises kényanes et chinoises pour développer localement des industries de transformation agroalimentaire et renforcer les chaînes de valeur agricoles. Il a insisté sur la nécessité de respecter les normes phytosanitaires internationales et chinoises. Cette rencontre intervient après l’annonce faite par la Chine en février sur sa politique de franchise. À partir du 1er mai, Pékin appliquera zéro tarif sur les importations en provenance de 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.
Renforcer la compétitivité du Kenya
Selon le ministre, la suppression des droits de douane permettra à des produits tels que le thé, le café, l’avocat, les noix de macadamia, les fleurs et les produits horticoles frais d’entrer sur le marché chinois en franchise, renforçant nettement la compétitivité du Kenya. L’ambassadrice a affirmé que la Chine restait déterminée à étendre la coopération agricole avec le Kenya dans le cadre du Forum sur la coopération sino-africaine, incluant un soutien à l’accès au marché, une collaboration technique et des initiatives de renforcement des capacités.
En 2025, les exportations kényanes de café et de thé vers la Chine ont atteint 24 millions de dollars, soit 10,8 pour cent des ventes agricoles à destination de ce marché. Celles d’avocats frais et surgelés et de noix de macadamia ont totalisé 20 millions de dollars, représentant 8,8 pour cent des expéditions agricoles.
dpa
