Le Système d’information et d’analyse des données migratoires (MIDAS), une technologie permettant de collecter, traiter et stocker des données sur les mouvements transfrontaliers, ainsi que de détecter les documents falsifiés et de prévenir les mouvements illégaux de personnes, sera prochainement déployé dans trois nouveaux points d’entrée terrestres et maritimes en Gambie. Ces points sont Nyamanarr, dans la région de l’Upper River (est), le poste frontalier de Kartong, dans la région de la West Coast (sud-ouest), ainsi que le port maritime de Banjul (nord-ouest).
Partenariat avec l’OIM
Ce projet, d’une durée de 13 mois, est mis en œuvre par le gouvernement gambien en partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’initiative portera à dix le nombre de points d’entrée équipés du système MIDAS parmi les principaux couloirs de transit empruntés par les visiteurs et les commerçants entrant dans le pays par voie terrestre et maritime, a indiqué l’OIM.
« L’extension de MIDAS à de nouveaux points d’entrée renforcera nos capacités opérationnelles tout en améliorant la qualité et la fiabilité des données sur la migration et le tourisme, utilisées pour éclairer les décisions nationales », a déclaré Ebrima Mboob, directeur général du Département de l’immigration de la Gambie.
Développé par l’OIM en 2009, MIDAS est déployé aux points de passage frontaliers des États qui en font la demande. Ce système, entièrement géré par les services de l’État, permet un enregistrement moderne et informatisé des données biométriques des voyageurs entrants et sortants. Il facilite l’analyse des tendances migratoires, renforce la sécurité et soutient des politiques publiques informées.
dpa
