La Tunisie et l’Égypte figurent parmi les principales nationalités de migrants en situation irrégulière expulsés de force d’Italie en 2024 et 2025, selon un rapport publié par un organisme indépendant chargé de surveiller les lieux de privation de liberté et les procédures de rapatriement.
Selon cet organisme, le Garante nazionale dei diritti delle persone private della libertà personale, les ressortissants tunisiens constituent la première nationalité concernée par ces expulsions. En 2025, 600 Tunisiens ont été renvoyés depuis l’Italie, devant 532 Égyptiens, 323 Albanais, 250 Nigérians et 213 Marocains.
Les migrants ont été renvoyés vers 67 pays, dont 21 africains
L’organisme public indépendant, le Garant national des droits des personnes privées de liberté, indique que 3 538 personnes en situation irrégulière ont été expulsées en 2024, contre 2 959 en 2025, dans le cadre d’opérations de rapatriement forcé menés sous escorte policière. Les personnes concernées ont été renvoyées vers 67 pays, dont 21 africains.
Les opérations sont généralement réalisées par voie aérienne, à bord de vols commerciaux ou d’avion affrétés spécialement pour les rapatriements. Les personnes rapatriées sont souvent transférées depuis les centres italiens de rétention pour rapatriement (CPR), où elles peuvent être détenues en attente d’éloignement.
Des observateurs doivent veiller au respect des droits fondamentaux des personnes expulsées
Le Garante national explique que les expulsions concernent principalement des pays avec lesquels l’Italie entretient de mécanisme de coopération consulaire ou d’accords de réadmission, permettant l’identification rapide des ressortissants et l’organisation de leur retour.
L’organisme, créé par la loi italienne en 2013, souligne également que ses observateurs suivent ces opérations afin de contrôler le respect des droits fondamentaux des personnes expulsées, notamment lors des transferts vers les aéroports et durant les vols de rapatriement.
Les flux migratoires vers l’Italie depuis l’Afrique du Nord ont fluctué ces dernières années, dans un contexte de coopération accrue entre Rome et plusieurs pays de la région pour freiner les départs irréguliers et renforcer les contrôles aux frontières.
dpa
