À Conakry, les autorités pénitentiaires ont annoncé, mercredi 25 mars, le décès du commandant Aboubacar Diakité, plus connu sous le nom de « Toumba », alors qu’il purgeait sa peine à la maison d’arrêt de Coyah. L’information a été rendue publique dans un communiqué de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, dépendant du ministère de la justice de Guinea.
Selon ce document officiel, le détenu présentait depuis plusieurs semaines un état de santé préoccupant. Un rapport médical daté du 4 mars 2026, établi par des spécialistes du Centre hospitalo-universitaire Ignace-Deen, faisait état de plusieurs pathologies, dont une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Ce rapport avait été dressé en présence du procureur de la République près le tribunal de première instance de Coyah ainsi que de l’avocat du détenu.
Dans la nuit du 23 mars, Aboubacar Diakité aurait été victime d’un malaise en milieu carcéral, nécessitant une évacuation d’urgence vers l’hôpital militaire du camp Samory Touré. Pris en charge par une équipe médicale spécialisée, son état s’est toutefois rapidement détérioré, malgré les soins prodigués.
Le décès est survenu le mercredi 25 mars à 4 h 35, précisent les autorités. Les médecins évoquent une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, comme cause du décès.
Figure controversée de l’histoire récente du pays, « Toumba » avait été condamné dans le cadre de procédures judiciaires liées à des événements politico-militaires ayant marqué la Guinée. Sa mort en détention intervient dans un contexte toujours sensible autour des questions de justice, de mémoire et de responsabilité.
Les autorités assurent qu’un rapport détaillé sera transmis sans délai aux juridictions compétentes afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès.
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