Le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-BIRA) a plaidé pour une transformation en profondeur du secteur de l’élevage en Afrique, le continent, doté de l’un des cheptels les plus importants au monde, important encore massivement des produits d’origine animale (viande de volaille, lait, œufs) pourtant susceptibles d’être produits localement. L’objectif est de réduire la facture des importations et d’atténuer la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’étranger, a indiqué l’agence technique spécialisée de l’UA, basée au Kenya.
Malgré un secteur de l’élevage générant plus de 210 milliards de dollars par an et un cheptel « parmi les plus importants au monde », l’Afrique continue d’importer des produits d’origine animale qu’elle pourrait produire localement, selon l’UA-BIRA. Cette situation s’explique par des systèmes d’élevage fragmentés, sous-financés et insuffisamment intégrés aux marchés régionaux et internationaux, a précisé la même source.
La transformation de ces systèmes passe par le renforcement des chaînes de valeur agricoles, l’amélioration de l’accès au financement, la digitalisation des circuits commerciaux et une mobilisation accrue des investissements privés. En Afrique, la demande intérieure de produits animaux progresse plus rapidement que la production locale, sous l’effet conjugué de l’urbanisation accélérée et de la croissance démographique.
dpa
