Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), l’agence de santé publique de l’Union africaine (UA), ont conclu un partenariat avec FHI 360, une ONG internationale engagée dans l’amélioration durable de la santé, afin de renforcer en Afrique les systèmes de surveillance, le renseignement épidémiologique, les réseaux de laboratoires, les capacités des personnels de santé ainsi que la préparation et la riposte aux urgences sanitaires.
Coopération pour renforcer la lutte contre des maladies
FHI 360 est une organisation mondiale à but non lucratif intervenant dans la lutte contre les maladies infectieuses, le renforcement des systèmes de surveillance épidémiologique, le développement et la modernisation des laboratoires, la mise en place de plateformes de données ainsi que le développement des ressources humaines.
Le partenariat soutiendra également la transformation numérique, le renforcement des capacités institutionnelles ainsi que le développement de systèmes de santé intégrés favorisant la durabilité et l’appropriation nationale, a indiqué l’Africa CDC. L’objectif est, a-t-on ajouté, d’accompagner les États membres de l’UA dans la mise en place de systèmes de santé publique résilients et autonomes, capables de prévenir, de détecter et de répondre aux menaces sanitaires.
Chaque année, l’Afrique fait face à plus de 100 épidémies, soit le nombre le plus élevé de situations d’urgence sanitaire au monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les récentes épidémies, dont la pandémie de Covid-19 et plusieurs flambées d’Ebola ou de choléra, ont mis en évidence la nécessité de renforcer la surveillance, la production locale de produits de santé et les capacités de réponse rapide aux urgences.
Les systèmes de santé publique africains font face à des défis persistants, notamment un financement insuffisant, des infrastructures fragiles, un déficit en personnels qualifiés et une forte dépendance à l’aide extérieure.
dpa
