L’Égypte a lancé sa Charte des start-ups, un document accompagné d’une initiative financière visant à mobiliser un milliard de dollars sur cinq ans pour soutenir les entreprises innovantes du pays, a annoncé le gouvernement. L’objectif de l’initiative est d’accompagner environ 5 000 entreprises sur la période quinquennale. Les autorités entendent notamment aider 500 start-ups à réaliser des levées de fonds supérieures un million de dollars, tout en favorisant l’émergence de cinq licornes valorisées à un milliard de dollars chacune.
Selon le gouvernement, la Charte prévoit la coordination des financements provenant d’institutions publiques, de banques – dont la Banque centrale d’Égypte , de fonds de capital-risque et d’investisseurs privés, à travers des mécanismes de co-investissement, de garanties financières et d’incitations ciblées.
Pour la première fois, une définition juridique unifiée de la start-up est adoptée. Elle désigne toute entreprise de moins de sept ans proposant un modèle innovant reposant sur la technologie. Cette classification ouvre l’accès à des incitations spécifiques via une procédure d’enregistrement accélérée pour les dossiers parrainés.
Création d’un observatoire national de l’entrepreneuriat
Une base de données unifiée accompagnera le dispositif afin de suivre l’évolution des start-ups, renforcer la coordination entre acteurs publics et privés, interagir avec la communauté entrepreneuriale et faciliter les contacts avec les investisseurs internationaux, notamment pour combler les éventuels déficits de financement.
Un guide réglementaire unifié pour les start-ups sera également élaboré pour simplifier les démarches administratives, l’octroi des licences et la protection de la propriété intellectuelle. Cette mesure vise à lever les obstacles qui pourraient freiner l’entrée des jeunes entrepreneurs sur le marché.
La Charte inclut la création d’un observatoire national de l’entrepreneuriat, doté d’un conseil d’experts indépendants. Cette structure sera chargée de collecter et d’analyser les données sur la croissance et les investissements des start-ups, puis de publier des rapports périodiques évaluant l’impact des politiques publiques sur le secteur.
dpa
