L’Algérie prévoit de mettre en place des conventions entre la Sécurité sociale et des établissements de santé afin de « prendre en charge tous les patients atteints de maladies graves » sur le territoire national, selon le gouvernement. Cette orientation a été présentée à Alger par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, qui a mis en avant la nécessité d’élargir l’accès aux soins spécialisés et de réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger, d’après l’agence de presse algérienne (APS).
Les conventions viseraient à formaliser la coopération avec les hôpitaux publics et les cliniques privées pour couvrir des actes coûteux et des parcours de soins complexes, dans le cadre des régimes de remboursement de la Sécurité sociale, a indiqué le ministre. Le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger doit rester « exceptionnel », selon la même source. Les autorités mettent en avant la priorité donnée à la prise en charge des patients sur le territoire national dans le cadre des conventions projetées.
L’objectif : pouvoir traiter davantage de patients sur place
Le parachèvement et la mise en service de l’hôpital algéro-qatari-allemand devrait accroître les capacités nationales de prise en charge d’un nombre important de patients, a-t-on ajouté. Le projet vise à traiter un nombre plus élevé de patients sur place, contribuant à la réduction du recours aux soins à l’étranger. À ce stade, aucune signature de convention n’a été annoncée. Le ministre a évoqué une démarche en cours, avec des échanges techniques sur les modalités de mise en œuvre, notamment l’agrément des établissements concernés et les mécanismes de facturation.
La Sécurité sociale, dont la Caisse nationale des assurances sociales constitue l’un des principaux opérateurs, serait appelée à piloter la contractualisation avec les établissements de santé, publics et privés, dans le cadre du dispositif envisagé.
dpa
