Le gouvernement de la Sierra Leone a accusé, dans un communiqué publié le 24 février 2026, les Forces armées de la Guinée d’avoir franchi sa frontière un jour plus tôt. Selon Freetown, il s’agirait d’éléments du Groupement des forces spéciales (GFS) guinéen.
D’après les autorités sierra-léonaises, les faits se seraient produits le lundi 23 février dans la localité de Kalieyereh, située dans le district de Falaba, au nord du pays. Des membres des forces de défense et de sécurité sierra-léonaises auraient été interpellés sur place, dont un officier, puis transférés de l’autre côté de la frontière.
Le gouvernement affirme que la zone concernée relève incontestablement du territoire sierra-léonais et soutient que les agents arrêtés étaient engagés dans des activités liées à la sécurisation de la frontière. Le communiqué précise également que leurs armes et munitions auraient été saisies lors de l’opération.
Face à cette situation, Freetown indique avoir saisi les organisations régionales et sous-régionales compétentes, tout en engageant des démarches diplomatiques auprès des autorités guinéennes afin de déterminer le lieu de détention des personnes interpellées et d’obtenir leur « libération sûre et inconditionnelle ».
Une mission d’enquête a par ailleurs été dépêchée dans la zone concernée pour établir les circonstances précises de l’incident.
À Conakry, aucune communication officielle n’avait encore été rendue publique au moment de la diffusion du communiqué sierra-léonais, laissant subsister des divergences de version sur les événements survenus le long de cette frontière sensible.
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