Des acteurs nationaux et internationaux ont lancé un projet visant à renforcer la résilience climatique dans les zones nigérianes de la Grande Muraille Verte avec pour objectif de lutter contre la dégradation des terres, l’insécurité alimentaire et la vulnérabilité des communautés rurales. Le programme, baptisé SURAGGWA (Scaling Up Resilience in Great Green Wall Areas), est financé par le Fonds vert pour le climat et mis en œuvre par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Le projet doit bénéficier à 8,7 millions de personnes à travers huit pays prioritaires de la Grande muraille verte, dont environ 1,9 million au Nigeria. Les autres pays bénéficiaires sont le Burkina Faso, le Tchad, Djibouti, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Le projet est développé en partenariat avec l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte (NAGGW), le Conseil national sur le changement climatique du Nigeria (NCCC) et le projet Résilience Agro-Climatique dans les Paysages Semi-Arides (ACReSAL).
Lors du lancement à Abuja, le représentant de la FAO au Nigeria et auprès de la CEDEAO, Hussein Gadain, a souligné que SURAGGWA renforcera la résilience climatique et autonomisera les femmes et les jeunes ruraux. Il a précisé que chaque pays concerné établira une Unité de mise en œuvre nationale pour assurer la coordination du projet. La FAO a précisé que les interventions combinent plusieurs modalités opérationnelles, impliquant des agences techniques, des organisations de la société civile et des prestataires de services.
Le gouvernement nigérian a souligné que le projet était opportun et s’alignait sur plusieurs politiques nationales, notamment la Politique nationale de lutte contre la sécheresse et la désertification, le Programme national de restauration et les engagements climatiques du pays dans le cadre de l’Accord de Paris. Les autorités ont affirmé que le Nigeria fournira le cadre politique et institutionnel nécessaire à sa mise en œuvre.
