À l’occasion de la IVᵉ conférence panafricaine de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un rendez-vous majeur réunissant les acteurs clés du monde académique africain, le ministre guinéen de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, M. Alpha Bacar Barry, a pris part à un panel de haut niveau. Aux côtés de ses homologues venus de la République Démocratique du Congo, du Tchad, de la Gambie et de la Guinée-Bissau, le ministre a participé à une réflexion stratégique sur le thème : « Quelles réformes politiques pour soutenir la transformation numérique de l’enseignement supérieur en Afrique ? »
Lors de son intervention, le ministre guinéen n’a pas manqué de faire valoir les réformes engagées en Guinée pour moderniser et digitaliser l’enseignement supérieur. En ligne de mire : une ambition claire de faire du numérique un levier de transformation en profondeur du système universitaire.

Parmi les projets phares présentés, figure « Parcoursup Guinée », une plateforme numérique dédiée à l’orientation des étudiants, conçue pour fluidifier et démocratiser l’accès aux études supérieures. À cela s’ajoute le déploiement d’une carte universitaire unique, destinée à simplifier l’accès des étudiants aux infrastructures académiques et à centraliser leurs données.
M. Alpha Bacar Barry a également mis en lumière la digitalisation progressive des processus administratifs et pédagogiques, une réforme structurelle qui vise à renforcer l’efficacité des établissements et la qualité de l’enseignement. Il a par ailleurs souligné le rôle central des espaces numériques de travail (ENT), en cours de généralisation dans les universités guinéennes, qui permettent aux enseignants de scénariser l’apprentissage et d’adopter des pratiques pédagogiques innovantes.
Autre priorité évoquée : la création de bases de données fiables pour connecter les étudiants au monde professionnel, encourager l’alternance et favoriser l’employabilité. Une passerelle stratégique vers le secteur privé que le ministre souhaite ériger en pilier du dispositif de formation.
En matière d’infrastructure, le ministre a insisté sur l’importance d’un socle technologique robuste. Il a cité en exemple le projet d’extension du réseau national de fibre optique aux institutions d’enseignement supérieur, ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique de ressources documentaires, accessible à tous les étudiants et enseignants.
En clôturant son propos, M. Barry a rappelé la nécessité d’un engagement politique fort, seul capable de porter durablement cette dynamique de transformation. Son plaidoyer, clair et ambitieux, s’est voulu une invitation à mutualiser les expériences africaines pour bâtir un enseignement supérieur plus connecté, plus inclusif et mieux adapté aux défis contemporains.
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