Le général Mamadi Doumbouya, président de la Transition, a inauguré un projet unique à péage tant attendu : le pont de Tanènè. Ce nouvel ouvrage, qui remplace l’ancien pont métallique datant de 1957, vient soulager une région longtemps confrontée à des défis majeurs en termes de mobilité et de sécurité routière.
Auparavant, traverser le Konkouré était un véritable parcours du combattant. L’ancien pont, mal entretenu et inadapté aux besoins croissants de circulation, entraînait fréquemment des embouteillages monstrueux. Des heures de retard, une sécurité précaire, des accidents récurrents et une circulation difficile étaient le lot quotidien des usagers. L’isolement relatif des régions de l’intérieur du pays par rapport à Conakry n’a cessé d’aggraver la situation.
Mais aujourd’hui, ce calvaire appartient au passé. Avec l’inauguration du pont de Tanènè, la Guinée a tourné une page et ouvert la voie à une nouvelle ère de fluidité et de sécurité. Long de 126 mètres, ce pont à deux voies est bien plus qu’une simple infrastructure. C’est un symbole de progrès, une passerelle vers de nouvelles opportunités pour les citoyens et les entreprises. En plus de son rôle crucial dans la circulation, ce pont s’inscrit dans une logique de développement économique à travers la facilitation des échanges commerciaux entre Conakry et le reste du pays.
Ce projet, financé par le Fonds d’Entretien Routier (FER) et soutenu par des partenaires financiers tels que la Société Générale et Ecobank, a été mené par le groupement LEDUC/SOGEA SATOM, sous la supervision d’ARTELIA et de l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP). Le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Mahamadou Abdoulaye Diallo, a souligné l’ampleur de l’œuvre, qui inclut non seulement le pont, mais également une route bitumée de 7,5 kilomètres, un poste de péage moderne et des infrastructures associées comme des aires de repos et des installations sanitaires. Ces aménagements visent à améliorer le confort des usagers tout en dynamisant les activités économiques dans la région.
Le pont de Tanènè, qui est désormais rebaptisé « Pont Général Mamadi Doumbouya », se veut une vitrine de l’ambition du gouvernement pour une Guinée en pleine transformation.
Les attentes sont grandes. En facilitant les échanges entre la capitale et l’intérieur du pays, ce pont doit non seulement désengorger les routes, mais aussi stimuler la croissance économique en ouvrant de nouveaux marchés. L’accessibilité accrue aux zones reculées permettra de mieux distribuer les produits et services, et favorisera ainsi une meilleure intégration des régions.
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