Le Central Energy Fund (CEF) et ses filiales ont récemment présenté leur plan stratégique 2025–2030, leur plan de performance annuel ainsi que leur budget 2025/2026 devant le Comité parlementaire sur les ressources minérales et pétrolières. À l’issue de cette présentation, le Comité s’est félicité de la solidité du bilan financier du groupe, véritable gage de stabilité pour les années à venir.
Selon les projections, le CEF pourra financer ses opérations jusqu’en 2030, avec une prévision de bénéfice net de 398 millions de rands à cette échéance. Cette autosuffisance financière est perçue comme un indicateur positif, d’autant plus que les filiales du groupe – à l’exception de PASA (Petroleum Agency South Africa) – relèvent du statut Schedule 2 et ne bénéficient donc d’aucune subvention directe de l’État.
Les entités du groupe incluent PASA, l’African Exploration Mining and Finance Corporation (AEMFC), iGas, PetroSA et le Strategic Fuel Fund (SFF). Ensemble, elles constituent un levier stratégique pour le développement énergétique du pays.
Dans le cadre de la réforme des entreprises publiques, le CEF est engagé dans une phase avancée de fusion entre PetroSA, iGas et SFF afin de créer la South African National Petroleum Company (SANPC). Cette nouvelle entreprise publique nationale aura pour vocation de consolider les activités pétrolières de l’État sous une seule bannière, pour renforcer l’efficience, la transparence et la compétitivité du secteur.
Toutefois, le Comité a exprimé des préoccupations quant au retard dans la mise en œuvre de ce projet structurant. La SANPC, qui devait officiellement voir le jour le 1er avril 2025, sera désormais lancée le 1er mai 2025, selon les nouvelles indications de la CEF. Ce report est attribué à la complexité des transferts de personnel et d’actifs, notamment en ce qui concerne les négociations avec les syndicats et les autorités ghanéennes pour le retour des actifs de PetroSA Ghana Limited.
Malgré ces défis, le Comité salue les efforts déployés par la direction du CEF pour trouver des solutions consensuelles et maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes.
Il a également accueilli favorablement l’engagement du Conseil d’administration à combler les postes vacants au sein de la direction exécutive. Cette décision est perçue comme une étape essentielle pour renforcer la gouvernance interne, améliorer la qualité de l’exécution et assurer le bon déroulement des projets stratégiques en cours.
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