Ce n’est ni dans les laboratoires sophistiqués, ni dans les hôpitaux ultramodernes que se joue l’avenir de la santé au Kenya, mais bien au cœur des communautés, là où les premiers gestes de prévention peuvent tout changer. C’est ce qu’a tenu à rappeler Mary Muthoni, secrétaire principale du Département d’État pour la santé publique et les normes professionnelles, lors du Sommet national sur la santé, tenu cette semaine dans la capitale.
Dans un discours empreint de réalisme et de détermination, la responsable a souligné que le chemin vers la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) ne pourra être tracé qu’en s’appuyant sur des systèmes de santé de proximité et des soins primaires solides.
En donnant les moyens d’agir à nos promoteurs de santé communautaire, en insistant sur la prévention et en renforçant les soins de première ligne, nous bâtissons les fondations d’un système qui ne laisse personne derrière, a déclaré Mary Muthoni.
Sur le terrain, cette vision prend déjà forme. Dans de nombreux villages, les promoteurs de santé communautaire (PSC) sont devenus des figures familières. Équipés, formés, et désormais appuyés par la technologie, ils collectent des données de santé en temps réel, sensibilisent aux bonnes pratiques d’hygiène et suivent les personnes vulnérables. Ce sont eux, souvent, qui détectent les premiers signes d’une épidémie ou qui évitent des hospitalisations coûteuses grâce à une intervention rapide.
Au sommet, les témoignages de terrain ont abondé : des mères reconnaissantes d’avoir reçu un suivi pendant leur grossesse, des personnes âgées rassurées par les visites régulières, des familles mieux informées sur la prévention du paludisme ou de la tuberculose.
Le gouvernement, par la voix de Mary Muthoni, a réaffirmé son engagement à investir dans les établissements de soins primaires, à étendre la couverture maladie, et surtout à faire participer les citoyens aux décisions de santé publique.
L’objectif est clair : renouer la confiance entre les populations et le système de santé, en le rendant plus humain, plus accessible, et mieux adapté aux réalités locales.
Le Sommet national sur la santé a également permis de dresser le bilan des progrès accomplis, d’identifier les freins encore existants, mais surtout de définir les prochaines étapes pour que la CSU ne soit plus un simple objectif, mais une réalité tangible pour chaque Kényan.
Entre ambition politique et engagement communautaire, le Kenya semble déterminé à montrer qu’un système de santé inclusif et résilient se construit d’abord en écoutant ceux qui vivent loin des centres urbains, mais qui sont les premiers acteurs du changement.
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