Basée en Allemagne, l’entreprise Dibella, partenaire des services textiles à l’échelle européenne et spécialisée dans les textiles durables et performants pour l’hôtellerie, la restauration et le secteur de la santé, va importer, en 2025, quelque 825 tonnes de fibres brutes de coton certifié « Cotton made in Africa » (CmiA), soit une hausse de 10 pour cent par rapport à 2024.
Dibella intègre, depuis 2017, le coton certifié CmiA dans sa chaîne d’approvisionnement, soutenant ainsi une production de coton socialement et écologiquement durable en Afrique. L’initiative CmiA a été créée en 2005 par « Aid by Trade Foundation » (AbTF), une organisation allemande à but non lucratif, basée à Hambourg au nord de l’Allemagne.
« Le coton certifié CmiA que nous exigeons pour nos produits a un impact considérablement plus faible sur l’environnement que le coton conventionnel et soutient les communautés villageoises en Afrique », déclare Michaela Gnass, responsable de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) chez l’entreprise Dibella. En effet, le coton produit en Afrique génère jusqu’à 13 pour cent d’émissions de gaz à effet de serre en moins par rapport à la moyenne mondiale, selon l’entreprise basée à Bocholt, à l’ouest de l’Allemagne.
En plus, souligne-t-on, aucune irrigation artificielle n’est utilisée pendant la culture du coton sur le continent. Cela permet non seulement d’économiser de l’eau potable, mais aussi de protéger de précieuses ressources hydriques dans des régions souvent touchées par des pénuries d’eau. La non-utilisation de semences génétiquement modifiées protège la biodiversité naturelle.
L’AbTF a lancé l’initiative CmiA avec la conviction que le principe « aider les gens à s’aider eux-mêmes par le commerce » contribuerait à lutter contre la pauvreté en Afrique et à créer une alternative durable dans le commerce du textile. La marque CmiA est vendue aux acheteurs et aux consommateurs en tant que concept de durabilité de base.
L’AbTF œuvre, avec le soutien de divers partenaires du monde des affaires, de la politique, de la science et d’ONG, à forger une alliance internationale entre les marques de mode et les détaillants qui s’approvisionnent en coton brut certifié CmiA. Ces marques et utilisateurs transforment ce coton en textile et paient des frais de licence pour utiliser le sceau CmiA.
Les recettes issues des licences sont réinvesties dans les régions productrices de coton de l’Afrique subsaharienne, conformément aux principes de l’entrepreneuriat social. Les frais de licence liés à l’utilisation du coton CmiA ne sont pas répercutés sur les clients, indique Dibella, ajoutant que ces frais sont intégralement pris en charge par l’entreprise.
En Côte d’Ivoire, le revenu des familles paysannes provenant de la vente du coton certifié « CmiA » a augmenté de près de 18 pour cent entre 2015 et 2020, selon une étude indépendante commandée pour évaluer les activités de CmiA et leur impact.
dpa
