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Tchad : l’opposition reporte une manifestation contre la junte au pouvoir

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L’opposition la plus critique au Tchad qui avait été autorisée pour la première fois à manifester vendredi contre la junte au pouvoir, a décidé de reporter la mobilisation en raison de désaccords sur l’itinéraire, a annoncé mardi à l’AFP l’un des organisateurs. 

Des associations de la société civile et le parti « Les Transformateurs » de l’opposant Succès Masra avaient appelé à manifester à N’Djamena « contre les violations systématiques des droits de l’Homme et l’accaparement du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT) ».

« La marche est reportée à une date ultérieure, parce que nous ne nous reconnaissons ni dans la date, ni dans l’itinéraire figurant dans l’arrêté du ministre de la Sécurité », a déclaré à l’AFP Max Loalngar, coordinateur de Wakit Tamma, une plateforme de l’opposition.

Les mouvements souhaitaient manifester mercredi mais le ministre de la Sécurité publique, Souleymane Abakar Adoum avait lui autorisé la marche vendredi, précisant « qu’en cas d’infraction ou de débordements, les organisateurs seront tenus pour responsables ».

La manifestation avait été autorisée le long d’une avenue, longue de 3 kilomètres, dans le centre-ville de la capitale tchadienne.Cet itinéraire « ne permettrait pas de mobiliser beaucoup de monde dans les rues parce que la plupart de militants se trouvent loin de cet endroit », a assuré à l’AFP Khalid Daoud, membre de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’Homme.

Le 27 avril, six personnes avaient été tuées à N’Djamena et dans le sud du pays, selon les autorités, neuf selon une ONG locale, au cours de manifestations interdites à l’appel de l’opposition et de la société civile. Plus de 600 personnes avaient été arrêtées.

Le 12 mai, la junte avait autorisé une manifestation à l’appel de Nouvelle vision, une plate-forme de 42 partis se disant de l’opposition, mais affichant son « soutien indéfectible » au pouvoir militaire. A la suite de l’annonce de la mort du président Déby le 20 avril, le CMT a dissous le Parlement et le gouvernement et abrogé la Constitution.

Sous la pression internationale, la junte a finalement nommé un « gouvernement de transition » de civils le 2 mai, dirigé par Albert Pahimi Padacké, le dernier Premier ministre du défunt.

Le CMT a également promis de « nommer » les membres d’un Conseil national de transition (CNT) qui fera office d’organe législatif de transition, désignation qui se fait encore attendre.

AFP

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