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Fin de l’Accord de Paix au Mali : les parties belligérantes doivent respecter le droit international humanitaire

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La junte malienne a annoncé hier la fin de l’accord de paix de 2015 avec les groupes armés séparatistes. En cas d’intensification des combats, il est crucial que les parties belligérantes respectent le droit international humanitaire, c’est-à-dire les lois de la guerre, et protègent les civils contre les dangers découlant des opérations militaires.

Dans une déclaration diffusée à la télévision nationale, le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement militaire malien, a affirmé l' »inapplicabilité absolue » de l’accord de paix en raison du « changement de posture » des autres signataires, de la commission d' »actes terroristes », ainsi que d' »actes hostiles » par le gouvernement de l’Algérie, principal médiateur de l’accord, que les autorités maliennes accusent d’accueillir des « terroristes » présumés.

En juin 2015, le gouvernement malien et une coalition principalement composée de groupes armés touaregs du nord du Mali, appelée Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ont signé un accord parrainé par les Nations Unies pour rétablir la paix dans le pays, après trois années de combats. L’accord est intervenu après qu’une rébellion violente des rebelles touaregs a été lancée en 2012 contre le gouvernement malien, les accusant de marginaliser leur région, qu’ils appellent l’Azawad, et réclamant une plus grande autonomie.

L’accord a commencé à se détériorer en août 2023 alors que les hostilités reprenaient entre les rebelles et les forces armées maliennes, soutenues par des combattants du groupe Wagner, une entreprise de sécurité militaire liée à la Russie, dans le nord du pays. Ces combats ont culminé en décembre avec l’annonce que le gouvernement avait repris le contrôle de la ville nordique de Kidal, bastion de la rébellion touareg. Les médias ont rapporté que des civils, y compris des enfants, ont été tués lors de frappes de drones militaires sur Kidal, forçant plus de 11 500 personnes à quitter leur domicile.

Les habitants ont fait part à Human Rights Watch de leur crainte d’être pris entre les deux parties.

Au cours des derniers mois, on a assisté à une recrudescence d’attaques de groupes islamistes armés à travers le Mali. Alors que les Casques bleus de l’ONU, déployés dans le pays en 2013, achèvent leur retrait à la demande de la junte, des inquiétudes sérieuses subsistent quant à la surveillance des droits de l’homme et à la responsabilité des abus des forces de sécurité.

Les parties au conflit au Mali devront prendre toutes les mesures nécessaires pour minimiser les préjudices causés aux civils et mettre fin aux attaques illégales contre les personnes et les biens civils. Accord de paix ou non, la menace pour les civils à travers le Mali demeure grave.

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