La Guinée affiche ses ambitions économiques pour 2026. Réuni en session dédiée, le Conseil national de la transition (CNT) a adopté à l’unanimité la Loi de finances, en présence du Premier ministre, Chef du Gouvernement. Un budget qui traduit une orientation résolument tournée vers la mobilisation des ressources internes, la maîtrise des dépenses et l’accélération des investissements structurants.
Des équilibres budgétaires en amélioration
Les principaux agrégats témoignent d’un cadrage budgétaire ambitieux. Les recettes publiques devraient progresser de 27 %, traduisant un effort accru de mobilisation fiscale et non fiscale. Dans le même temps, les dépenses enregistreraient une hausse contenue de 18 %, signe d’une volonté de mieux encadrer l’action publique.
Cette trajectoire s’inscrit dans une logique de consolidation budgétaire, visant à améliorer l’efficacité de la dépense tout en soutenant la croissance. Le gouvernement table ainsi sur une croissance économique de 9,5 %, un niveau élevé qui positionne le pays parmi les économies les plus dynamiques de la sous-région.
Une stratégie axée sur l’investissement productif
Au-delà des équilibres financiers, la Loi de finances 2026 met l’accent sur l’orientation des ressources vers des secteurs à fort impact économique et social. L’objectif affiché est double : soutenir la transformation structurelle de l’économie et renforcer les capacités productives nationales.
Cette approche repose sur une priorisation des investissements publics, notamment dans les infrastructures, les secteurs productifs et les projets à fort effet d’entraînement sur l’activité économique.
L’effet structurant du programme Simandou
L’exercice budgétaire 2026 intervient dans un contexte particulier : celui du lancement opérationnel du programme Simandou, considéré comme un levier majeur de transformation économique.
Ce projet, centré sur l’exploitation du gisement de fer de Simandou et le développement des infrastructures associées, devrait générer des retombées significatives en matière d’investissements, d’emplois et de recettes publiques. La Loi de finances s’inscrit ainsi comme un instrument d’accompagnement de cette dynamique, en facilitant le déploiement des investissements structurants.
À travers ce budget, les autorités entendent poser les bases d’une croissance plus inclusive et durable. L’amélioration de la qualité de la dépense publique, combinée à un renforcement des ressources internes, constitue un axe central de la stratégie économique.
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