La stratégie économique des autorités guinéennes se précise : attirer des partenaires capables d’accompagner la montée en puissance du secteur privé. Vendredi, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a reçu une délégation de la Société financière internationale (SFI), dans une séquence centrée sur les perspectives d’investissement liées au programme Simandou 2040.
Conduite par Makhtar Diop, la délégation est venue prendre la mesure des ambitions guinéennes, articulées autour du programme Simandou 2040. Derrière ce nom, un projet qui dépasse largement l’exploitation minière pour englober une refonte du modèle économique : industrialisation, infrastructures, montée en gamme des chaînes de valeur.
Une ambition sous examen
Face aux responsables guinéens, dont Amara Camara et Djiba Diakité, la SFI a affiché un intérêt mesuré mais réel. L’institution, qui intervient en soutien au secteur privé, évalue autant les opportunités que les risques : capacité d’exécution, environnement réglementaire, stabilité des politiques publiques.
Pour la Guinée, l’enjeu est de convaincre qu’elle peut transformer un potentiel économique reconnu en projets concrets, bancables et durables.
Le virage du contenu local
Dans ce dialogue, Mamadi Doumbouya a posé ses lignes rouges : pas de développement sans retombées directes pour les populations. L’emploi des jeunes, le soutien aux entreprises locales et le renforcement du capital humain ont été présentés comme des conditions non négociables.
Ce positionnement traduit une volonté de rompre avec un modèle extractif classique, souvent critiqué pour ses faibles effets d’entraînement sur les économies locales. À la place, les autorités guinéennes plaident pour une approche intégrée, où les grands projets servent de catalyseurs à une économie plus diversifiée.
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