Les femmes en Afrique de l’Ouest continuent de faire face à des inégalités persistantes, exacerbées par des barrières structurelles, des systèmes de données défaillants et des protections juridiques insuffisantes, révèle un rapport régional d’ONU Femmes. Selon le document, les femmes et les filles restent exposées à l’extrême pauvreté et à l’insécurité alimentaire, subissent des taux de mortalité maternelle élevés et un accès limité à l’électricité, tout en faisant face des opportunités restreintes en matière d’éducation et de leadership.
D’ici 2030, indique le rapport, plus de 220 millions de femmes et de filles dans cette région devraient vivre dans la pauvreté, dont près de la moitié confrontées à l’insécurité alimentaire, un niveau nettement supérieur à la moyenne mondiale, illustrant la persistance de vulnérabilités dans la région.
75 pour cent des personnes privées d’électricité vivent en Afrique subsaharienne
La santé maternelle reste critique en Afrique de l’Ouest qui concentre 70,4 pour cent des décès maternels mondiaux. Les femmes y courent un risque de mortalité liée à la grossesse nettement plus haut que dans les pays à revenu élevé, souligne le rapport « Progress on the Sustainable Development Goals – the Gender Snapshot 2025 ». Parmi les autres obstacles, figure l’accès limité à l’énergie : 75 pour cent des personnes privées d’électricité vivent en Afrique subsaharienne, renforçant la dépendance à des combustibles de cuisson nocifs, dont les effets affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles.
Les inégalités en matière d’éducation et de leadership persistent : les taux d’achèvement du secondaire chez les filles demeurent faibles, et de nombreuses jeunes femmes se retrouvent sans éducation, sans emploi ni formation, limitant leurs perspectives économiques et sociales. Le changement climatique et les conflits aggravent ces vulnérabilités, accentuant les déplacements de populations, a-t-on ajouté. Les cadres juridiques sont souvent insuffisants, incapables de protéger contre le mariage des enfants, les mutilations génitales féminines et les lois foncières discriminatoires.
dpa
