L’étude, financée par la Coopération allemande GIZ, note également que la méfiance envers les forces de l’ordre et le système judiciaire demeure un obstacle majeur au signalement des abus, beaucoup estimant que les plaintes ne débouchent pas sur des poursuites effectives. Selon le rapport, une majorité de citoyens interrogés déclarent vivre dans des communautés où les pratiques corruptives, notamment les demandes de pots-de-vin, la corruption sexuelle, le favoritisme ainsi que le népotisme, sont perçus comme courantes, en particulier dans l’accès aux services publics et à l’emploi. Pour avancer, les efforts de lutte contre la corruption doivent adopter une approche multidimensionnelle et ciblée, qui s’attaque simultanément aux craintes des lanceurs d’alertes, renforce les protections institutionnelles et l’application des lois, et favorise un changement de culture par l’éducation et l’engagement communautaire.
L’étude souligne que ces objectifs peuvent être atteints en donnant la priorité aux améliorations concrètes de la gouvernance, en autonomisant les populations vulnérables et en renforçant l’accessibilité ainsi que la crédibilité des canaux de signalement, afin de bâtir une société plus résiliente et inclusive, fondée sur l’intégrité. L’étude s’inscrit dans les objectifs de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (NACS) 2020-2030, qui prône une approche mobilisant l’ensemble de la société, où tous les secteurs et niveaux collaborent pour soutenir les initiatives anti-corruption.
dpa
