Quarante ans d’attente, et un rendez-vous à ne pas manquer. La Coupe d’Afrique des Nations démarre ce dimanche au Maroc, qui accueille de nouveau la compétition reine du football africain pour la première fois depuis 1988. Une éternité pour les Lions de l’Atlas, bien décidés à transformer cette CAN à domicile en moment fondateur.
La dernière trace laissée par le Maroc sur ses terres continentales reste douloureuse : une quatrième place, en 1988 à Casablanca, conclue par une défaite aux tirs au but contre l’Algérie, l’ennemi historique. En 2015, le royaume avait encore espéré organiser la CAN, avant de renoncer en raison de l’épidémie d’Ebola, provoquant un bras de fer avec la Confédération africaine de football et le transfert du tournoi en Guinée équatoriale. Cette fois, le décor est planté et le Maroc est prêt.
Une entrée attendue face aux Comores
Pour lancer « sa » CAN, le pays hôte affrontera les Comores, dimanche 21 décembre, au complexe Moulay-Abdellah. Un match d’ouverture à fort enjeu émotionnel, dans un stade annoncé plein, où la pression sera déjà maximale.
Hakimi en patron, le Maroc en favori
Portée par sa génération dorée, la sélection marocaine arrive avec un statut assumé. Demi-finaliste historique de la Coupe du monde 2022, première nation africaine au classement FIFA (11ᵉ mondiale), elle fait figure de candidate naturelle au titre. Son capitaine, Achraf Hakimi, incertain après une blessure à la cheville, pourrait effectuer son retour dès le match d’ouverture. Un symbole, tant le latéral incarne l’ambition et la maturité de cette équipe.
L’objectif est clair : succéder à la Côte d’Ivoire, tenante du trophée, et enfin offrir au public marocain un sacre continental attendu depuis 1976.
Une CAN sous tension et sous les projecteurs
Au-delà du terrain, cette CAN est scrutée de près. Organisation, sécurité, ferveur populaire : le Maroc joue gros, aussi bien sportivement que sur le plan de l’image. Mais une chose est sûre : dimanche, quand le coup d’envoi sera donné à Rabat, le football reprendra ses droits.
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