Le gouvernement du Kenya a présenté des propositions de nouvelles règles visant à accélérer les paiements d’assurance climatique pour les agriculteurs, en établissant un délai maximal de dix jours pour que les assureurs effectuent les versements d’indemnisation liés aux polices indiciaires activées par des événements météorologiques. Cette initiative est incluse dans le projet de règlement Insurance Regulation 2025, qui est actuellement en phase de consultation.
Le texte se concentre sur les assurances indiciaires ou paramétriques, qui garantissent une indemnisation automatique des assurés lorsque des seuils définis, tels que des niveaux de précipitations ou des indices de sécheresse, sont atteints, sans nécessiter d’évaluations individuelles des pertes sur le terrain. Le gouvernement considère ce type d’assurance comme essentiel pour protéger les petits exploitants agricoles contre l’augmentation des événements climatiques extrêmes, notamment les sécheresses et les inondations qui touchent fréquemment la production agricole.
Une réglementation étatique plus complète
Selon le projet, les assureurs seront tenus d’obtenir l’agrément préalable de l’Insurance Regulatory Authority (IRA) pour tout produit paramétrique. Ils devront présenter une description détaillée des modèles utilisés, de la méthode de calcul de l’indice, ainsi que des mesures mises en place pour atténuer le « basis risk », c’est-à-dire le risque que l’indice n’évalue pas correctement les pertes encourues par l’agriculteur. De plus, les entreprises devront s’assurer que les agents indépendants responsables de la vérification des données possèdent les certifications requises.
En cas de non-respect des délais ou des obligations de transparence, l’IRA pourra imposer des sanctions, pouvant aller jusqu’à un million de shillings kényans (environ 7 740 dollars), suspendre des licences ou ordonner des mesures correctives. Le gouvernement soutient que ces exigences visent à renforcer la confiance du secteur agricole dans les produits d’assurance, car les retards de paiement ont souvent dissuadé les agriculteurs de souscrire à des couvertures paramétriques.
