La Côte d’Ivoire poursuit sa dynamique d’amélioration des conditions de vie des populations à travers un vaste programme d’investissements dans les infrastructures sociales de base. Selon le bilan gouvernemental 2011–2025, les progrès enregistrés dans les secteurs de l’eau potable et de l’électricité sont significatifs et visibles dans toutes les régions du pays.
Après plusieurs années de travaux et d’extension du réseau hydraulique, de nombreux villages qui faisaient face à une pénurie chronique d’eau potable bénéficient aujourd’hui d’un approvisionnement continu. Dans le village de Souleymanekaha, situé dans la région du Hambol, les habitants constatent un changement concret dans leur quotidien. « Après les travaux champêtres, nous venons nous approvisionner en eau tranquillement. Nous sommes soulagées et les femmes d’ici sont très heureuses », témoigne Gisèle Touré, résidente du village.
D’après les données officielles, le taux d’accès à l’eau potable est passé de 50 % en 2011 à 80 % en 2024, une progression qualifiée de « transformation structurelle » par les autorités.
Le secteur de l’électricité connaît également une métamorphose majeure. Les efforts d’extension du réseau ont permis de raccorder même les zones les plus enclavées du territoire national. Dans plusieurs villages, l’accès à l’électricité a créé un effet d’entraînement sur les économies locales.
À Sokouraba, dans le département de Minignan (région du Folon), Ali Koné, couturier, décrit l’impact direct de cet accès à l’énergie : « J’ai une machine moderne qui me permet d’aller plus rapidement et de mieux faire fonctionner mon activité. »
Les chiffres confirment cette dynamique : 95,67 % des localités ivoiriennes étaient électrifiées en juin 2025, contre 33,1 % en 2011. Le nombre de ménages disposant d’un abonnement électrique est passé de 1,1 million en 2011 à 4,58 millions en 2025.
Un levier essentiel de cette avancée est le Programme Électricité Pour Tous (PEPT), grâce auquel 2 millions de ménages ont pu bénéficier d’un abonnement subventionné à 1 000 FCFA, contre un coût normal évalué à près de 150 000 FCFA.
Ces résultats traduisent la volonté du gouvernement ivoirien de garantir un accès équitable, durable et universel aux services sociaux de base. L’État a consenti des investissements massifs dans les réseaux de distribution, la construction de stations de production d’eau potable, l’extension des infrastructures électriques et des programmes d’accompagnement social.
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