Au Ghana, deuxième plus grand producteur mondial de cacao après la Côte d’Ivoire, le projet « Cacao sans déforestation », soutenu par l’Union européenne (UE), vise à rendre la production de cacao plus durable, traçable et conforme au Règlement de l’Union européenne sur la déforestation (EUDR). D’une durée de trois ans, ce projet, doté d’un financement de 2 millions d’euros, dont 1,9 million apporté par l’UE, sera mis en œuvre dans 60 communautés réparties dans trois zones d’intervention prioritaires de la région du Nord-Ouest : Sefwi-Wiawso, Asunafo-Asutifi et Juaboso-Bia.
Plus de 5 000 agriculteurs seront directement soutenus et plus de 1 000 hectares d’anciennes plantations de cacao seront réhabilités et dotés de systèmes agroforestiers, afin de promouvoir la protection des forêts, les pratiques agricoles durables et l’amélioration des moyens de subsistance, a indiqué l’UE. Le Ghana est confronté à une déforestation alarmante, caractérisée par un défrichement massif de ses forêts. La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Cameroun sont respectivement le premier, le deuxième et le cinquième plus grand producteur mondial de cacao, à l’origine de près de 70 pour cent de la production mondiale.
L’UE est le premier importateur mondial de cacao
L’UE est le premier importateur mondial de cacao, représentant 60 pour cent des importations mondiales, et constitue le principal client de ces trois pays africains. La production de cacao comporte des risques particuliers, liés notamment au travail des enfants, aux faibles revenus des agriculteurs locaux, à la déforestation et à la dégradation des forêts.
Le Règlement de l’UE sur la déforestation (EUDR) vise à interdire la mise sur le marché européen ou l’exportation depuis ce marché de produits ayant contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts. Les produits concernés incluent notamment ceux fabriqués à partir de bétail, bois, cacao, soja, huile de palme, café, caoutchouc, ainsi que certains de leurs produits dérivés. L’entrée en vigueur de l’EUDR est fixée au 30 décembre 2025 pour les grandes entreprises et au 30 juin 2026 pour les micro et petites entreprises, selon l’UE.
