La Présidence ghanéenne a lancé une initiative d’enseignement supérieur gratuit pour les personnes en situation de handicap, prévoyant la prise en charge intégrale des frais de scolarité par l’État dans les établissements publics accrédités. Cette initiative annoncée par le président, John Dramani Mahama, sera accompagnée d’une autre mesure au profit des personnes en situation de handicap. Le président a annoncé son intention d’augmenter la dotation qui leur est destinée dans le cadre du Fonds DACF.
Le DACF, Fonds commun des assemblées des districts, alimenté par le budget de l’État, était dans l’obligation de dépenser trois pour cent de ses ressources au profit des personnes en situation de handicap. Cette part sera portée à cinq pour cent à partir de 2026. La gratuité de l’enseignement supérieur accordée à ces personnes « n’est pas un acte de charité, mais de justice et d’égalité », a souligné le président. « C’est un investissement stratégique dans la ressource la plus précieuse du Ghana, à savoir son peuple ».
Il a indiqué que trop de personnes en situation de handicap sont encore confrontées à des obstacles comme la pauvreté, la stigmatisation et le manque d’accès à l’éducation. « Ce ne sont pas seulement des défis individuels. Ils représentent une perte nationale », a-t-il dit. Selon le Recensement de la population et de l’habitat de 2021, plus de deux millions de Ghanéens, sur près de 36 millions, vivent en situation de handicap. Moins d’un pour cent des personnes inscrites dans l’enseignement supérieur appartiennent à ce groupe, selon l’UNESCO.
Le problème prend racine dès l’enseignement primaire et secondaire. Près de 40 pour cent des personnes en situation de handicap contre 20,8 de la population générale n’ont jamais fréquenté l’école. Seuls 60 pour cent d’entre elles, âgées de trois ans et plus, ont déjà été scolarisées.
