Le ministère sud-africain des Forêts, de la Pêche et de l’Environnement (DFFE) a annoncé une refonte de sa gestion budgétaire, après une réduction de 2,5 milliards de rands inscrite dans le cadre financier pluriannuel. Cette coupe oblige le département à revoir ses priorités, en misant sur la discipline fiscale et l’efficacité écologique.
Le ministre Don George a présenté une vision axée sur la transparence et la rentabilité des programmes publics. Tous les projets et initiatives devront désormais recevoir une approbation préalable, avec des budgets détaillés et une justification stratégique. « Chaque rand doit produire un impact mesurable pour nos citoyens et pour la planète », a-t-il déclaré, soulignant que la démarche relevait d’un « devoir de gestion » et non d’une politique d’austérité.
Parmi les changements annoncés, les événements coûteux seront remplacés par des consultations en ligne, moins onéreuses et plus inclusives. Les fonds seront réaffectés vers des priorités jugées essentielles : la modernisation des ports de pêche déclarés, le soutien accru aux rangers et aux agents de contrôle maritime.
Le ministère met également en avant de nouvelles réglementations sur le bunkering (ravitaillement en mer), destinées à protéger le manchot africain, espèce menacée, et à garantir la pérennité d’un secteur d’écotourisme évalué à plusieurs milliards. Ces efforts ont valu à l’Afrique du Sud les félicitations de l’OCDE dans son rapport économique 2025.
Avec plus de 3 700 employés, le DFFE veut rompre avec les pratiques passées : coûts gonflés, projets mal alignés et suivi insuffisant. Le ministre promet une gestion rigoureuse, des marchés publics compétitifs et une responsabilisation accrue des responsables.
En liant rigueur budgétaire et durabilité environnementale, Pretoria espère démontrer qu’il est possible de concilier contraintes économiques et transition écologique, tout en consolidant la crédibilité de l’État.
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