La Côte d’Ivoire et son voisin le Ghana ont entamé les travaux de bornage de leurs frontières terrestres communes, un projet soutenu par l’agence allemande de Coopération internationale (GIZ). Ce projet est mis en œuvre par deux organismes gouvernementaux : la Commission Nationale des Frontières de Côte d’Ivoire (CNFCI) et la Commission des frontières du Ghana (Ghana Boundary Commission, GBC). Sa première phase a permis la construction de bornes aux frontières sur un tronçon de 150 kilomètres (km).
Le lancement des travaux de bornage intervient après des années de négociations, d’analyse de documents datant de l’époque coloniale et de préparatifs techniques, a indiqué la GIZ. La Côte d’Ivoire et le Ghana partagent des frontières terrestres d’une longueur de près de 670 km. En 2022, les deux pays ont créé une Commission technique mixte pour réaffirmer les frontières terrestres et mettre en œuvre une décision du Tribunal international du droit de la mer (TIDM) concernant la frontière maritime commune, selon l’agence ivoirienne de presse (AIP).
Cette initiative est soutenue par le « Programme frontière de l’Union africaine » (PFUA) financé à hauteur de 71, 4 millions d’euros par le ministère fédéral allemand des affaires étrangères. Ce financement est accordé au titre d’un projet intitulé « Gouvernance des frontières : Appui au programme frontière de l’Union africaine », exécuté par la GIZ.
En Afrique subsaharienne, seul un tiers des frontières sont clairement délimitées
Lancé en 2007, le PFUA a été conçu pour « la prévention et la résolution des conflits liés aux frontières et la promotion de l’intégration régionale et continentale », selon l’Union africaine (UA). Pour ce faire, le programme facilite et soutient la délimitation et la démarcation des frontières africaines, et renforce les capacités des États dans leur gestion.
Il s’agit aussi de renforcer le processus d’intégration dans le cadre des « Communautés économiques régionales » et de développer la coopération locale transfrontalière. En Afrique subsaharienne, seul un tiers des frontières sont clairement délimitées et démarquées, d’après l’UA. Des frontières mal définies sont des sources potentielles de conflits locaux et interétatiques, en particulier lorsque des ressources naturelles sont découvertes dans les régions frontalières.
dpa
