Cultiver des champs scolaires pour approvisionner la cantine endogène à la rentrée scolaire 2025-2026, tel est l’objectif de l’initiative « l’école nourrit ses écoliers » lancée à Séguénéga, une commune rurale de la région de Yatenga située au nord du Burkina Faso.
Cette initiative est portée par la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Séguénéga, a indiqué la Direction régionale de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle (DREPPNF).
Loin de fermer hermétiquement les classes, les enseignants de la CEB de Séguénéga, avec la collaboration des services techniques de l’Agriculture et l’accompagnement de la Délégation spéciale de la commune de Séguénéga, ont emblavé des superficies pour produire des champs scolaires, a-t-on ajouté.
Les opérations de labours ont commencé avec un tracteur à prix subventionné mis à disposition par la Zone d’Appui technique en Agriculture (ZATA) du Département de Séguénéga.
Le projet « l’école nourrit ses écoliers » vise, selon ses initiateurs, à atteindre « la souveraineté alimentaire dans les écoles à travers le renforcement et l’auto prise en charge de la cantine endogène ».
La cantine endogène est une approche visant à garantir une alimentation saine et équilibrée aux élèves tout en favorisant l’autosuffisance alimentaire au niveau des écoles, avait rapporté l’Agence d’Information du Burkina (AIB).
Contrairement à la cantine scolaire traditionnelle qui dépend souvent de sources externes pour son approvisionnement, la cantine endogène privilégie l’utilisation des ressources locales, telles que les produits agricoles cultivés par les communautés elles-mêmes, a-t-on rappelé.
Des écoles dans certaines régions du Burkina Faso ont expérimenté les champs scolaires.
Dans ce cadre, les établissements scolaires trouvent une terre cultivable, où les élèves, parents, communautés sont mobilisés pour travailler pendant la saison pluvieuse pour produire des céréales, selon l’Unicef.
En Afrique subsaharienne, les cantines scolaires augmentent la demande de scolarisation et améliorent les résultats scolaires.
Des élèves bien nourris sont prédisposés à participer activement au processus d’apprentissage, souligne l’UNICEF.
dpa
