Le Trésor public sud-africain a alloué 753 millions de rands (environ 42 millions de dollars) en aide d’urgence pour lutter contre le VIH et la tuberculose, une mesure visant à compenser la réduction des financements américains.
Le ministre de la Santé, Aaron Motsoaledi, a annoncé lors de la présentation du budget au Parlement qu’une somme de 590 millions de rands, sur les 753, sera allouée aux provinces pour la prestation de services via la subvention sanitaire dédiée au VIH/sida.
De plus, 32,1 millions de rands soutiendront le programme national de distribution de médicaments pour les maladies chroniques, tandis que 132 millions seront versés au Conseil sud-africain de la recherche médicale pour renforcer les initiatives de recherche en santé à l’échelle du pays.
Le ministre Aaron Motsoaledi a indiqué que les fondations Bill Gates et Wellcome Trust se sont engagées à verser 100 millions de rands chacune à condition que le Trésor public double la mise. « Le Trésor public a dûment accepté », a-t-il précisé.
Aaron Motsoaledi a également annoncé la signature d’un accord avec l’entreprise biopharmaceutique Gilead Sciences pour l’acquisition du lenacapavir, un traitement préventif injectable contre le VIH. L’Afrique du Sud a accepté d’être l’un des premiers pays à adopter ce nouveau traitement.
L’objectif de cette démarche est d’offrir le lenacapavir aux jeunes femmes et aux autres populations à risque. Le ministre a souligné que les femmes et les filles ont trop longtemps porté le plus lourd fardeau de l’épidémie de VIH/sida dans le pays.
Des chercheurs sud-africains ont alerté, début juin, que sans intervention urgente, les infections pourraient croître de 565 000 d’ici dix ans. L’Afrique du Sud, déjà confrontée à 7,8 millions de personnes vivant avec le VIH, risque une aggravation alors que la co-infection avec la tuberculose reste un défi majeur.
dpa
