Face aux défis communs du continent africain – changement climatique, sécurité hydrique, souveraineté sanitaire et développement durable – l’Ouganda et l’Égypte redéfinissent leur partenariat bilatéral avec une ambition renouvelée. À l’issue de leur deuxième round de consultations diplomatiques, tenu au Serena Hotel de Kampala, les deux pays ont acté un nouveau cadre de coopération stratégique.
Plus qu’un simple échange diplomatique, cette rencontre symbolise l’émergence d’un axe africain de coopération pragmatique et visionnaire, entre l’Afrique du Nord et la région des Grands Lacs.
Au cœur de ce nouvel élan : l’implantation en Ouganda d’industries égyptiennes dans les secteurs stratégiques de la santé et de la pharmaceutique, notamment la fabrication de vaccins. Un signal fort en faveur de l’industrialisation locale et de la souveraineté sanitaire africaine.
« Il ne s’agit plus simplement de projets conjoints, mais de poser les bases d’un co-développement structurant. Nos économies ont besoin d’intégration, pas de dépendance, » a souligné le ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Okello Oryem.
Autre axe majeur : la gestion conjointe des ressources du bassin du Nil, au cœur des équilibres hydropolitique de la région. Barrages, captage d’eaux souterraines, irrigation mécanisée, énergie solaire… un portefeuille de projets à haute valeur stratégique sera déployé.
« L’eau, en Afrique, ne doit pas diviser, mais unir. Ensemble, nous veillerons à ce que le Nil reste une source de vie et de coopération régionale », a déclaré H.E. Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, saluant l’engagement de Kampala pour la stabilité régionale.
L’Égypte, représentée également par le ministre des Ressources en Eau, Prof. Hani Sewilam, s’est engagée à mobiliser son expertise dans la formation, l’ingénierie hydraulique et le transfert de technologie. Cette approche traduit une diplomatie technique efficace, ancrée dans des résultats concrets et une solidarité africaine assumée.
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