Un décret du Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, a été rendu public ce mardi soir à travers une déclaration officielle lue à la télévision nationale par le Ministre Secrétaire général de la Présidence. Il annonce la relève du Commandant Mamadouba Fougué Camara, jusque-là directeur du service médical de la Présidence de la République.
Le poste est désormais confié au Dr Souleymane Diakité, cardiologue de formation. Ce dernier prend la tête d’un service stratégique au sein de la Présidence, à un moment où la moralisation de l’administration publique demeure au cœur des priorités nationales.
Le décret présidentiel ne mentionne pas les raisons de cette mesure. Toutefois, des sources proches du Palais Mohamed V évoquent une possible implication du commandant Camara dans une affaire de vente présumée de centaines de places pour le Hadj à des ressortissants Sierra-léonais. Ces accusations, non encore confirmées par une instance judiciaire, correspondent à un contexte marqué par des tensions croissantes autour de l’organisation du pèlerinage à La Mecque.
Selon plusieurs témoignages concordants, la manœuvre présumée concernerait environ 500 place détournés, alors même que de nombreux fidèles guinéens ont attendu désespérément en vain leur ticket pour le voyage spirituel.
Ce développement relance le débat sur la gestion du quota national de 10 000 pèlerins attribués à la Guinée cette année. Des rumeurs persistantes font état d’une réserve discrète de 3 000 places au profit de l’État, ce qui soulève des interrogations sur la transparence du processus. Si les allégations visant l’ex-directeur médical sont avérées, elles pourraient révéler une faille dans le dispositif de contrôle administratif.
À l’heure actuelle, aucune enquête officielle n’a été annoncée. Mais l’opinion publique, de plus en plus vigilante, attend des explications claires et des mesures fortes pour garantir que la justice soit rendue. Le simple remplacement d’un cadre ne saurait suffire à dissiper les doutes : seule une procédure rigoureuse, assortie de sanctions appropriées en cas de faute, permettra de rétablir la confiance.
Le Dr Diakité, désormais en fonction, hérite donc non seulement d’un poste technique, mais aussi d’une mission de rigueur et de crédibilité, dans un contexte où l’administration présidentielle est scrutée de près.
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