En Guinée-Bissau, 24 communautés rurales dans la région de Gabu (est) ont annoncé l’abandon des mutilations génitales féminines (MGF), des pratiques ancestrales néfastes profondément ancrées dans de nombreuses sociétés africaines.
Cette « avancée majeure » est le fruit de trois années d’un travail visant à autonomiser les communautés et promouvoir les droits des femmes et des filles, a indiqué le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Ce travail a été mené par l’UNFPA et l’ONG internationale Tostan, une organisation de développement communautaire, a-t-on précisé.
Avec le soutien de l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS), l’UNFPA et Tostan ont renforcé la sensibilisation et l’accompagnement des leaders locaux pour « faire évoluer les attitudes et les pratiques », a-t-on ajouté.
En Guinée-Bissau, 45 pour cent des femmes et des filles (15-49 ans) ont subi une forme de MGF, a-t-on rappelé. Mettre fin à cette pratique, c’est protéger la santé et l’avenir de milliers de filles, a-t-on souligné.
Les MGF consistent à couper ou à enlever une partie ou la totalité des organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales. Pratiquées le plus souvent sur des nourrissons et des jeunes filles, elles peuvent entraîner de graves dommages physiques et psychologiques immédiats et à long terme, notamment des infections, des complications liées à la procréation et des troubles de stress post-traumatique.
Elles sont reconnues au niveau international comme une violation des droits de la personne. Dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD), la communauté internationale a fixé la cible de 2030 pour l’abandon de la pratique des MGF.
dpa
