En s’invitant à la conférence African Energy Week 2025 ( AEW) à Cape Town, Antonio Oburu Ondo , ministre du Développement des hydrocarbures et des mines de Guinée équatoriale, envoie un message fort : le pays est prêt à faire des affaires et entend s’imposer comme une plaque tournante énergétique majeure duEn s’invitant à la conférence African Energy Week 2025 (AEW) à Cape Town, Antonio Oburu Ondo , ministre du Développement des hydrocarbures et des mines de Guinée équatoriale, envoie un message fort : le pays est prêt à faire des affaires et entend s’imposer comme une plaque tournante énergétique majeure du continent .
Dans un monde en mutation où les grandes compagnies pétrolières recherchent des marchés stables et prometteurs, la Guinée équatoriale réinvente son modèle énergétique . Et elle ne le fait pas à moitié. Réduction drastique des impôts , relance du régime de licences , accélération de la monétisation du gaz : Malabo déroule le tapis rouge pour les investisseurs.
Une fiscalité réformée pour mieux séduire
Le gouvernement a récemment réduit l’impôt sur les sociétés à 25 % , les impôts sur les dividendes à 10 % , et les retenues à la source à 3 % pour les résidents – un geste qui place le pays parmi les juridictions les plus compétitives du continent africain en matière de fiscalité pétrolière. Des conditions qui attirent les majors dans la quête de rentabilité et de stabilité.
La prochaine ronde de licences , prévue d’ici fin 2025 ou début 2026 , laissera aux entreprises le temps de se positionner. Et l’AEW 2025 sera l’occasion rêvée pour le ministre Ondo de présenter des actifs exploratoires à fort potentiel et nouer des partenariats stratégiques .
Le gaz comme levier de transformation régionale
Mais la véritable ambition du pays réside dans le gaz . Avec l’initiative Gas Mega Hub , la Guinée équatoriale veut devenir le carrefour gazier de l’Afrique centrale . Des accords avec le Cameroun et le Nigeria , des projets comme Yoyo-Yolanda , le gazoduc du Golfe de Guinée , ou encore l’extension des capacités de traitement à Punta Europa , témoignent de cette volonté d’intégration régionale.
Des projets structurants comme Alen , Alba Tail Gas et Aseng marquent également une rupture avec les pratiques anciennes de torchage, en favorisant l’exportation de GNL et la valorisation énergétique .
Une exploration relancée et une confiance restaurée
Le pays s’emploie aussi à réduire le risque pour les opérateurs . Une campagne sismique 3D multi-clients , couplée à des données retirées , permet d’affiner les connaissances géologiques. Résultat : entre 2024 et 2027 , chaque opérateur actif en Guinée équatoriale prévoit des campagnes de forage et d’exploration .
Selon NJ Ayuk , président de la Chambre africaine de l’énergie , « la Guinée équatoriale ne se contente pas d’ouvrir ses portes. Elle a construit une vision énergétique cohérente, compétitive et intégrée , capable de rivaliser avec les grandes puissances africaines du secteur. »
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