Dans un amphithéâtre empli d’enthousiasme et d’attentes, l’Université Générale Lansana Conté de Sonfonia-Conakry a inauguré le Master en Gestion et Conservation du Patrimoine (GESCOP) et le Laboratoire Interdisciplinaire sur les Patrimoines en Sciences Sociales (LIPSS), deux initiatives qui marquent un tournant dans la manière dont la Guinée envisage la gestion de son patrimoine culturel et historique.
Sous la présidence de Monsieur Moussa Moïse Sylla, Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, l’événement a réuni un ensemble éclectique de personnalités : du monde académique, diplomatique et institutionnel, illustrant ainsi l’envergure de ce projet. De l’ambassade de France à l’ONU Droits de l’Homme, en passant par les responsables universitaires, chacun a apporté sa pierre à l’édifice de ce lancement prometteur.
La cérémonie a débuté par un discours du recteur de l’université, qui a souligné l’importance de ces nouvelles formations pour l’avenir du patrimoine guinéen. « Nous devons doter nos étudiants des clés nécessaires pour comprendre et gérer un patrimoine aussi riche que complexe », a-t-il affirmé. Pour lui, le Master GESCOP et le LIPSS ne sont pas seulement des programmes académiques, mais des leviers pour transformer la perception et l’avenir du patrimoine guinéen.
En écho à cette vision, le ministre Moussa Moïse Sylla a partagé sa conviction selon laquelle la gestion du patrimoine ne doit pas rester une simple démarche muséologique, mais un outil de développement stratégique. Le patrimoine guinéen, at-il souligné, ne se résume pas à une simple collection d’objets historiques : c’est une ressource dynamique et une richesse pour l’avenir économique et social du pays. Dans cette optique, le ministre a insisté sur la nécessité d’ancienne une nouvelle génération d’experts capables d’allier rigueur scientifique et approche pragmatique pour garantir la préservation durable des sites et traditions guinéens face aux défis mondiaux.
Le ministre a également évoqué les premières réussites du pays dans ce domaine, telles que l’inscription de sites guinéens au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces succès ne sont cependant que le début, at-il précisé, car le travail véritable réside dans la gestion quotidienne et la valorisation des ressources patrimoniales, et c’est ici que des programmes comme GESCOP et LIPSS entreront pleinement en jeu.
Ces projets, portés par l’université, viennent renforcer les efforts nationaux visant à structurer et moderniser l’approche du patrimoine en Guinée. Mais au-delà de l’aspect académique, c’est toute une vision qui se dessine : celle d’une Guinée où l’histoire et la culture jouent un rôle central dans la modernisation du pays. Une Guinée qui regarde son passé non pas avec nostalgie, mais avec l’ambition de l’utiliser comme moteur pour un avenir plus prospère.
L’engagement des autorités à faire de la culture et de la gestion patrimoniale des éléments clés du développement national ne fait aucun doute. Avec ces nouvelles formations et le soutien d’organismes internationaux, la Guinée se prépare à devenir un acteur majeur dans la conservation et la valorisation du patrimoine en Afrique.
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