En Gambie, 10 000 personnes vulnérables au changement climatique et impliquées directement ou indirectement dans le secteur de la pêche côtière artisanale, vont bénéficier d’un projet conçu pour moderniser les chaînes de valeur de transformation locale de produits halieutiques et soutenir la sécurité alimentaire et la nutrition de communautés côtières.
D’une durée de deux ans, ce projet dont 40 pour cent de bénéficiaires sont des femmes est porté par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Il est baptisé « Renforcer les capacités d’adaptation au changement climatique par le renforcement des capacités des petites entreprises et des communautés dépendant de la pêche côtière en Gambie ».
Le projet cible les chaînes de valeur de transformation du poisson côtier de la Gambie, promeut des modèles commerciaux résilients au changement climatique et met l’accent sur l’amélioration des systèmes alimentaires post-récolte pour les communautés vulnérables, a-t-on lu dans un document de l’ONUDI.
Pour ce faire, il soutiendra des investissements innovants, améliorera les pratiques de gestion post-récolte et encouragera les technologies et les services de la chaîne de valeur de la pêche artisanale, a indiqué le ministère gambien des Pêches et des ressources en eau (MOFWR).
En Gambie, les procédés traditionnels de transformation de produits halieutiques génèrent beaucoup de déchets et polluent l’environnement, d’où la nécessité d’adopter des pratiques et des technologies durables, a-t-on souligné. Dans ce pays, le poisson est l’une des principales sources de protéines pour les habitants, en particulier les plus vulnérables.
Toutefois, les effets du changement climatique (élévation de la température de la mer, acidification…) associés à la surpêche et à la pollution peuvent impacter la disponibilité des produits halieutiques, affecter la sécurité alimentaire de la population et menacer les moyens de subsistance des pêcheurs.
dpa
