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Côte d’ivoire: le premier ministre appelle à des élections apaisées, incidents avec des opposants

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Le Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko a appelé samedi à des « élections apaisées » devant quelques milliers de jeunes lors d’un meeting politique à Abidjan, à un mois et demi d’une présidentielle tendue, tandis qu’un incident s’est déroulé plus tôt avec des opposants. 

« N’écoutez pas ceux qui menacent la Côte d’Ivoire », « la Côte d’Ivoire de la jeunesse qu’on pouvait manipuler, c’est fini ! », a lancé M. Bakayoko – que ses partisans disent populaire parmi les jeunes – vantant également le « bilan du président Alassane Ouattara », qui se représente pour un troisième mandat, dont l’opposition conteste la légalité.

Le Premier ministre s’exprimait lors d’un meeting organisé par la « Plateforme pour la victoire du RHDP », organisation proche du parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix, alors que la campagne électorale ne débute que le 15 octobre, comme l’a rappelé la Commission électorale indépendante dans un communiqué jeudi, précisant que « toute propagande électorale » est interdite « en dehors de la durée règlementaire de la campagne ».

Il s’agissait du premier meeting politique en Côte d’Ivoire depuis l’annonce lundi par le Conseil constitutionnel des candidats retenus pour la présidentielle du 31 octobre. Seules quatre des 44 candidatures déposées ont été retenues par le Conseil: celles du président Ouattara et de trois opposants, dont l’ex-président Henri Konan Bédié (1993-1999).

Avant le meeting, qui se déroulait dans la grande commune populaire de Yopougon, réputée favorable à l’ex-président Laurent Gbagbo, un incident a éclaté entre des manifestants de l’opposition et les forces de l’ordre.

Vers 8H00 (locales et GMT), au marché Sicogi, un petit groupe de manifestants a affronté les forces de l’ordre et incendié un véhicule de la gendarmerie, selon les témoignages de deux commerçants, sous couvert d’anonymat, à l’AFP.Les autorités ivoiriennes ont interdit toute manifestation jusqu’au 30 septembre.

Une quinzaine de personnes étaient mortes en août dans des violences survenues dans le sillage de l’annonce de la candidature du président Ouattara et des échauffourées ont eu lieu mardi dans plusieurs localités après l’annonce du Conseil constitutionnel.

Plusieurs opposants, dont l’ex-allié de Ouattara Guillaume Soro, dont la candidature a été aussi recalée, contestent les conditions de la présidentielle, sans se prononcer clairement sur un possible boycott.

La crainte de violences meurtrières est forte à l’approche du scrutin du 31 octobre, dix ans après la crise née de la présidentielle de 2010 qui avait fait 3.000 morts, à la suite du refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite électorale face à Alassane Ouattara.

AFP

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