Un nouveau choc secoue les cercles du pouvoir malien. Le général de corps d’armée Sadio Camara a été tué samedi 25 avril dans une attaque attribuée au JNIM, selon un communiqué du Comité transitoire civilo-militaire (CTCM). L’attentat, mené à son domicile de Kati, près de Bamako, s’inscrit dans une série d’opérations coordonnées ayant visé plusieurs localités du pays.
Figure centrale de l’appareil sécuritaire malien, Sadio Camara occupait une place stratégique dans la lutte contre les groupes armés actifs au Sahel. Sa disparition, dans des circonstances violentes et ciblées, met en lumière la vulnérabilité persistante des plus hauts responsables militaires face à des organisations jihadistes capables de frapper au cœur même des zones réputées sécurisées.
La dépouille du général a été transférée au Génie militaire de Bamako. Les autorités ont annoncé une inhumation imminente, accompagnée des honneurs militaires, dans un contexte de deuil national non déclaré mais palpable.
Au-delà de la perte symbolique, l’attaque a également touché d’autres piliers de l’appareil sécuritaire. Le général Modibo Koné, à la tête de l’Agence nationale de la sécurité d’État (ANSE), a été blessé et opéré avec succès dans une clinique de la capitale. Le chef d’état-major général des armées, le général Oumar Diarra, a lui aussi été atteint. Hospitalisé à Kati, son état est jugé stable.
Ces attaques coordonnées illustrent une évolution préoccupante du mode opératoire des groupes affiliés à Al-Qaïda dans la région. Longtemps cantonnés à des zones rurales ou périphériques, ils démontrent désormais leur capacité à infiltrer des espaces urbains et à cibler des figures de premier plan, avec un impact politique et psychologique considérable.
Dans son communiqué, le CTCM a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et assuré que les blessés recevaient les soins nécessaires. Aucune précision n’a toutefois été apportée sur les mesures sécuritaires envisagées à court terme pour prévenir de nouvelles attaques de cette ampleur.
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