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Sénégal / Présidentielle : démarrage de la campagne électorale

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La campagne électorale pour la présidentielle du 24 février a démarré dimanche au Sénégal et se poursuivra jusqu’au 22 du même mois. Cinq candidats sont en lice, dont le président sortant Macky Sall, au pouvoir depuis 2012.

Ce dernier doit défendre son poste contre quatre adversaires, à savoir, Madické Niang, El-Hadj Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko.

Chacun des cinq candidats a eu droit à une séquence de 7 minutes à la radio-télévision du Sénégal.

Mais les différents candidats misent plutôt sur le contact direct avec la population pour les convaincre de leurs programmes respectifs.

Le président sortant entame cette bataille électorale avec un avantage de 7 ans à la tête de la magistrature suprême. Sall s’est dit « rassuré », dimanche à Touba (190 km à l’est de Dakar), que son premier mandat « va être un adjuvant » pour sa campagne.

Sall n’a pas choisi la ville de Touba par hasard pour entamer son périple électoral. C’est la capitale de la confrérie « Mouride » qui compte plus de 30% des musulmans sénégalais selon « La Croix Africa », et influence significativement la vie économique et politique du pays.

Conscient de cet enjeu, Macky Sall a commencé par rendre visite au Khalife général des « Mouride », Serigne Mountakha Mbacké, question d’obtenir sa bénédiction pour le reste de sa campagne.

Le président sortant s’est déplacé, par ailleurs, avec une série d’arguments pragmatiques en faveur de la ville de Touba, qu’il a exposés lors d’un meeting populaire imposant, selon les images diffusées par l’agence de presse sénégalaise, APS. Il a évoqué, entre autres, le parc industriel de Touba, dont les études ont été déjà réalisées, ainsi que le chantier de l’aéroport de Touba.

Pour l’ensemble du pays, Sall a mis l’accent sur l’emploi des jeunes et l’option du numérique, en mettant en exergue son projet de « société savante », dans le cadre du deuxième « Plan du Sénégal émergent ».

La même stratégie a été adoptée par le candidat Madické Niang qui a commencé sa campagne, lui aussi, à Touba.

Toutefois, si Sall entre en campagne par des arguments collectés lors de son septennat, Niang s’offre la sympathie des partisans du candidat éliminé Karim Wade. Les médias locaux le présentent ainsi comme le candidat favori de ce scrutin.

A Touba il a déclaré : « Je ne vais pas continuer la campagne électorale, puisque j’ai déjà gagné Touba et Mbacké ».

Avocat, ancien ministre des Affaires étrangères, Niang a promis que son « premier chantier sera de tout faire pour assurer l’indépendance de la justice », en pensant à son compagnon d’études Karim Wade.

Par ailleurs, les autres candidats n’ont pas manqué d’imagination.

A Dakar, le leader des Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité, Ousmane Sonko, a exposé son programme économique, dimanche, lors d’une caravane qui a sillonné plusieurs quartiers de la capitale.

Il a défendu une nouvelle politique industrielle en promettant la réduction du « train de vie de l’Etat » et en renégociant les contrats d’exploitation des ressources naturelles et minières.

Il s’est voulu proche de la souffrance de ses concitoyens en considérant que : « Le Sénégalais souffre dans sa chair et dans le silence, alors qu’il y a des gens qui utilisent mal les ressources. Il a ainsi appelé la population à être exigeante vis-à-vis des dirigeants politiques.

Toujours à Dakar, le candidat du parti de l’Unité et du rassemblement (PUR), El Hajji Issa Sall, s’est attaqué à d’autres maux de la société sénégalaise.

Depuis Pikine, périphérie-est de la capitale, il a déclaré la guerre au favoritisme et à l’incompétence dans le recrutement des hauts cadres de l’Etat.

Il a ainsi promis, qu’une fois élu, il éliminera toute sorte de « favoritisme » en conditionnant tout recrutement à « une enquête de moralité pour s’assurer de la compétence et de l’éthique du candidat ». Il a également promis un gouvernement avec 20 ministres, pas plus.

A mi-parcours entre Dakar et Touba, à Thiès, ville située à 70km à l’est de Dakar, une grande foule étendue sur plus de deux kilomètres, attendait dimanche Idirssa Seck, candidat de la coalition « Idy 2019 ».

Confiant, lui aussi, d’être élu dès le premier tour, Seck a souligné que le président en exercice Macky Sall sera le premier à ne faire qu’un seul mandat à la présidence du Sénégal.

« La première économie budgétaire que nous devons faire au Sénégal c’est d’éviter de gaspiller son argent pour l’organisation d’un deuxième tour, parce que le peuple peut résoudre le problème dès le 24 février », a-t-il martelé lors de son meeting.

« Ils auraient pu nous emprisonner tous, nous éliminer tous par des manigances de parrainage, mais s’il en reste un seul, il le battrait parce que le peuple veut s’opposer à la poursuite de sept ans de souffrance », a-t-il expliqué, selon les propos rapportés par l’APS.

« L’attribution de l’économie du pays aux étrangers et le degré d’endettement du pays sont aussi des injustices », a-t-il poursuivi.

Pour rappel, la Constitution sénégalaise a été révisée en 2016 pour réduire le mandat présidentiel de 7 à 5 ans, renouvelable une seule fois.

6,7 millions d’électeurs sont inscrits dans le fichier électoral pour ce scrutin, sur une population totale de 15 millions d’habitants.

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