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Plainte contre huit avocats : le Conseil de l’Ordre rend sa décision en Guinée

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Le Conseil de discipline de l’Ordre des avocats de Guinée a rendu sa décision, ce lundi 2 juin 2025, dans l’affaire opposant Kabinet Diané, dirigeant de l’entreprise Guinea Power Multi-Services, à huit avocats qu’il accusait de manquements graves à la déontologie professionnelle.

Kabinet Diané reprochait à ces avocats des actes lourds de conséquences, allant de la production de faux documents à des faits présumés de vol, d’usurpation de titre, voire de tentative d’enlèvement. Entre mai 2024 et mars 2025, il avait déposé plusieurs plaintes, affirmant que le comportement de ces professionnels avait gravement nui à ses intérêts dans diverses procédures judiciaires.

Cependant, il convient de rappeler que le Conseil de discipline de l’Ordre ne peut statuer que sur les violations des règles déontologiques. Les infractions pénales supposées telles que le vol, le faux et usage de faux, ou encore la tentative d’enlèvement relèvent exclusivement de la compétence des juridictions pénales.

À l’issue de l’examen du dossier, quatre avocats Maîtres Kabinet Kourala KEITA, Bernard Saa Dissi MILIMOUNO, Oumou Koultoumy CONTE et Mama Aissata FOFANA ont été sanctionnés pour manquement à la délicatesse et à l’indépendance professionnelle. Le Conseil leur reproche notamment d’avoir accepté un dossier sans vérifier s’il avait déjà été confié à un autre confrère, une violation des règles fondamentales de la profession. Ils écopent d’un avertissement.

Cette décision est immédiatement exécutoire, même si les avocats concernés décident d’interjeter appel. Toutefois, les accusations les plus graves vols présumés, faux documents, usurpation de titres et tentative d’enlèvement restent en suspens. La question demeure : ces avocats feront-ils l’objet de poursuites devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), seule compétente pour instruire ces faits pénalement répréhensibles ?

Cette affaire met en lumière les limites du pouvoir disciplinaire de l’Ordre des avocats face à des allégations de nature criminelle.